Alors que le fleuve Saint-Laurent prend de plus en plus ses allures hivernales, le chantier du nouveau pont de l’Île-d’Orléans fourmille d’activité. La construction des fondations a débuté avec la mise en place des 16 premiers pieux permanents à l’intérieur des batardeaux.
Selon le ministère des Transports et de la Mobilité durable, le futur pont reposera sur 54 pieux caissons, dont certains atteindront jusqu’à 100 mètres de profondeur, soit l’équivalent d’un immeuble de 33 étages.
Les 115 travailleurs s’y activent quotidiennement pour installer les aménagements temporaires requis afin de réaliser les travaux en eau. La construction des jetées des deux côtés du fleuve est presque terminée.
L’aménagement de l’estacade se poursuit avec la reprise de l’insertion des pieux qui la composent (actuellement, 50 pieux ont été insérés sur 113).
Le terrassement de la culée du côté de Québec est en cours. Les culées sont destinées à soutenir le tablier et jouent un rôle clé de soutien et de stabilité pour les fondations du pont.
Août a débuté avec le déplacement du squelette du batardeau de plus de 800 tonnes qui servira à ériger le pilier principal nord dans le fleuve Saint-Laurent. À l’aide de barges et d’un équipement spécialement conçu pour les soulever, l’opération s’est déroulée rondement.
Cette étape déterminante est reconnue comme un jalon essentiel dans la progression du projet. Elle a mobilisé l’ensemble des équipes, chacune ayant joué un rôle clé pour assurer la sécurité et la précision des manœuvres requises.
Un batardeau consiste en une structure temporaire installée pour empêcher l’eau d’entrer dans une zone précise, et ainsi la garder au sec. Les travaux en sont ainsi facilités, comme s’ils étaient effectués sur la terre ferme. Ce procédé évite de les réaliser sous l’eau, ce qui serait très compliqué. Le fond du fleuve n’est pas abîmé, et l’environnement aquatique s’en trouve protégé. Au total, 18 batardeaux seront fabriqués pour le projet, soit 16 pour construire les piles du pont et deux pour les pylônes.
Vignette : Les premiers pieux permanents sont maintenant visibles. Photo : MTMD
Photos : MTMD

La jetée confinée temporaire du côté de Québec.

La jetée conventionnelle temporaire du côté de l’île d’Orléans.

Le terrassement de la culée du côté de Québec.

Installations temporaires de bentonite.

La structure du batardeau alors qu’il s’apprêtait à quitter le port de Québec en direction du chantier.

Le poids lourd qui s’approche en prévision de son insertion avec le système de levage.

L’insertion de la structure du batardeau sur des pieux déjà en place.




Un commentaire
Un projet exceptionnel qui nous fascine chaque jour. Les caissons de 100 mètres de profondeur sont-ils assis directement sur la plateforme du Saint-Laurent? Il serait passionnant qu’un géologue nous dévoile l’histoire de la formation géologique de notre région.