Alors que s’amorce l’examen de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), des agriculteurs de l’île d’Orléans ont exprimé leurs inquiétudes, notamment face à la concurrence avec des produits de moindre qualité provenant d’autres pays. Selon eux, plusieurs de ces produits ne satisferaient pas aux normes de qualité et de sécurité exigées si ces fruits et légumes étaient cultivés par des producteurs locaux. Voilà ce qui ressort de la tournée économique menée par des députés du Parti conservateur du Canada (PCC) effectuée le 5 juin dans la région de Québec.
Parmi la quinzaine d’entrepreneurs de la région de Québec réunis à Lac-Beauport, Simon Plante, propriétaire de la Polyculture Plante de Sainte-Pétronille, et Olivier Parent, directeur général de la Ferme François Gosselin de Saint-Laurent, ont transmis leurs doléances à titre d’agriculteurs à la délégation conservatrice composée, entre autres, du lieutenant politique du PCC au Québec et député de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, de la députée de Hastings—Lennox and Addington—Tyendinaga (Ontario) et ministre du cabinet fantôme responsable du commerce canado-américain, Shelby Kramp-Neuman, ainsi que du député de Montmorency-Charlevoix, Gabriel Hardy.
« Pour les agriculteurs, la réciprocité des normes avec les États-Unis et le Mexique constitue un enjeu majeur. Par exemple, les produits phytosanitaires comme les herbicides, insecticides et fongicides, sont soumis à des normes extrêmement sévères au Canada, contrairement à ceux des États-Unis et du Mexique qui ne sont pas contrôlés par Santé Canada. Les coûts de production en sont grandement affectés », affirme M. Parent qui portait aussi les chapeaux d’administrateur des Producteurs de fraises et de framboises du Québec et de l’Union des producteurs agricoles de la Capitale-Nationale–Côte-Nord.
« Il en va de même des normes sociales pour les travailleurs étrangers temporaires, en termes de rémunération, de santé et de sécurité et de logement. Au Canada, nous devons fournir un réfrigérateur pour 10 employés contre un pour 20 employés aux États-Unis et au Mexique. Il ne devrait pas y avoir deux poids deux mesures pour les agriculteurs de notre pays », poursuit M. Parent qui souligne également l’écoute de la délégation conservatrice. « M. Hardy nous a dit qu’il considérait très importantes les revendications des agriculteurs, pas juste des producteurs d’acier ou d’aluminium ».
« Il est essentiel de comprendre la réalité de nos entreprises, d’écouter leurs préoccupations et d’entendre leurs idées afin de mieux les représenter lors des négociations à venir. Le rôle de l’opposition n’est pas seulement de critiquer, mais aussi de s’assurer que le plus grand nombre de points de vue soit entendu et pris en compte afin de contribuer à l’obtention de la meilleure entente possible pour le Canada », commente M. Hardy.
Il ajoute que les négociations de révision de l’ACEUM approchent rapidement et que les témoignages recueillis concernant l’impact des tarifs américains ainsi que les enjeux liés à la révision de l’accord s’avèrent extrêmement précieux.
À la demande du chef conservateur Pierre Poilievre, la tournée économique s’est aussi arrêtée en Beauce, à Lévis, à La Pocatière, à Saguenay et à Québec.
« Cette tournée nous permettra de faire entendre leur voix et de nous assurer que leurs intérêts seront défendus avec vigueur à Ottawa. Les conservateurs seront à l’écoute du terrain afin de promouvoir des ententes qui favorisent la croissance économique, la compétitivité de nos entreprises et la prospérité de nos régions », déclare Pierre Paul-Hus.
Gabriel Hardy est accompagné de Simon Plante de Polyculture Plante, du président d’Epsylon, Philippe Lefrançois, et d’Olivier Parent de la Ferme François Gosselin. © Bureau de Gabriel Hardy




