Marchez sur le chemin de Compostelle au profit de la Fondation québécoise du cancer

Compostelle en tandem pour accompagner ceux qui luttent pour leur vie

Intéressé(e) par un voyage d’entraide et de dépassement de soi ? Du 2 au 13 septembre prochain, vous pourriez être parmi la quarantaine de Québécois et Québécoises qui marcheront de 100 à 200 kilomètres sur le mythique chemin de Compostelle en hommage à un proche qui, au Québec, a dû parcourir le plus difficile chemin de sa vie : un combat contre le cancer. Les fonds amassés permettront notamment le maintien des services de la Fondation : information, accompagnement et hébergement ainsi que le développement de thérapies complémentaires aux traitements médicaux telles que l’art-thérapie, la massothérapie et la kinésiologie.
« Compostelle en tandem, c’est le voyage d’une vie ! Tout en amassant des fonds pour les personnes atteintes de cancer, vous vivrez une expérience physique, émotive et spirituelle mémorable. Des rencontres inspirantes, des paysages magnifiques et un parcours fascinant font de cet événement un incontournable », affirme France Locas, directrice du Centre régional de Québec de la Fondation québécoise du cancer.

RÉUNION D’INFORMATION
Quand : le mardi le 15 mars 2011 à 18 h 30
 : Fondation québécoise du cancer, 190, rue Dorchester Sud, bureau 50
Réservez votre place en communiquant avec Mme France Locas au 1 800 363-0063 ou à flocas@fqc.qc.ca

L’an dernier, une journaliste d’Autour de l’île a participé à Compostelle en tandem. Voici le récit et les photos qu’elle a offert à nos lecteurs.

Compostelle en tandem

Par Lucie Lapointe

Après plusieurs semaines de préparation au plan de l’entraînement physique mais aussi pour la levée de fonds au bénéfice de la Fondation québécoise du cancer, nous voici arrivés à Puy-en-Velay ville de la Haute-Loire, dominée par la statue de Notre-Dame de France, sur le rocher de la Corneille. Depuis longtemps, Puy-en-Velay est un lieu de pèlerinage où les gens venaient vénérer Notre-Dame ; toutefois, les portes de la cathédrale ont toujours été largement ouvertes pour accueillir les pèlerins de Compostelle. Le Puy est maintenant le point de départ de la Via Podiensis, un des itinéraires contemporains du chemin de Compostelle.

Ainsi, le dimanche matin, après la bénédiction des pèlerins dans la cathédrale, nous entreprenons avec enthousiasme mais aussi avec beaucoup d’émotion notre marche sur le chemin de Compostelle. Durant tout le trajet, nous suivrons le sentier de grande randonnée GR65, balisé en rouge et blanc, et nous devrons être attentifs, à la croisée des chemins, à repérer les balises peintes sur les clôtures, les troncs d’arbre, les pierres, les poteaux, afin de nous indiquer la route à suivre ; au fil des jours, cependant, nous développerons un sixième sens pour les repérer.

Par ce beau matin, le ciel bleu est d’une luminosité éclatante, la nature est authentique. Tout le long du chemin, nous rencontrons des croix fabriquées de divers matériaux et, si on le désire, on ramasse un caillou et on fait un souhait en le déposant sur le dessus de la croix. Nous traversons plusieurs jolis villages en pleine campagne : Saint-Christophe, Bains, le Chier et arrivons à Saint-Privat-d’Allier, 24 kilomètres plus loin, petit village d’environ 400  habitants, dominant le site des gorges de l’Allier à 875  mètres d’altitude ; c’est magnifique ! Tous, nous sommes contents de cette première journée, mais heureux , cependant, de se départir de notre sac à dos et d’enlever nos souliers. Nous nous empressons de faire tamponner notre crédential, de faire notre lessive, de visiter le village et faire nos provisions pour le lunch du lendemain. Après un copieux repas, une bonne nuit de sommeil nous attend dans une chambre que nous partagerons avec quatre ou cinq compagnons et compagnes. C’est aussi cela Compostelle…

Tous les jours, le même rituel se répète. Nous nous mettons en route vers 7 h 45 et curieusement notre sac à dos paraît moins lourd de jour en jour, comme s’il faisait partie de nous. Le paysage n’est jamais monotone ; nous traversons Monistrol d’Allier, niché au creux de deux gorges, Saugues et sa tour dite des Anglais, Chanaleilles avec ses prés où paissent paisiblement les chevaux et sa chapelle Saint-Rock. Nous marchons généralement par beau temps, sous un beau soleil, mais aussi sous la pluie, le vent et le tonnerre. Nous empruntons des sentiers variés, parfois très escarpés et pierreux, des tronçons de route communale, mais aussi des chemins empruntés par les animaux en transhumance, bordés par des murets de pierre. Pendant deux jours, sur les plateaux de l’Aubrac, nous côtoierons les troupeaux de vache de race Aubrac, dont le lait sert à la fabrication du Laguiole-Aubrac qui sert à faire le plat d’Aligotdont est fait l’Aligot, plat typique de la région composé principalement de pommes de terre et de fromage. Sur ces plateaux, le vent ne rencontre aucun obstacle. Nous apercevons d’anciens burons, croisons une salle de traite mobile et tombons en amour avec ces vaches et leurs petits. On quitte Aubrac et ses champs arides à environ 1 200 mètres d’altitude et, sept kilomètres plus bas, on arrive à Saint-Chély  véritable écrin de verdure. Puis il y a Espalion en bordure de l’Olt, Estaing l’un des beaux villages de France, Golinhac, Espeyrac, Senergues et finalement Conques et son impressionnante abbatiale de Sainte-Foy construite au 11e siècle, chef d’œuvre de l’art roman et célèbre par son tympan.

C’est ici que se termine notre périple. Il fut trop court ; on poursuivrait volontiers notre route. Parce que ces dix jours ont été riches de solidarité et de complicité avec nos compagnons, riches par les rencontres au hasard de la route d’autres marcheurs venant de la Hollande, de l’Allemagne, de la Suisse, riches par la réflexion engendrée par le silence, par le contact avec cette nature grandiose qui nous procure un apaisement, riches en raison du rapport au temps – chose rare, nous possédions le temps – riches aussi par l’absence de classe sociale sur la route : il n’y a que des marcheurs avec leur sac à dos, leurs souliers et leurs bâtons. Ce fut donc un voyage exceptionnel.

En terminant, Michel se joint à moi pour remercier toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien ; c’est très apprécié. Les gens ont fait preuve d’une extrême générosité : la Fondation québécoise du cancer a recueilli par cette levée de fonds la somme de 57 000 $dollars. Un grand merci à tous.

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