La saison des sucres 2020 s’annonce mémorable, si on se fie à la cérémonie d’entaillage d’un érable qui a eu lieu hier matin. Véritable tradition annuelle dans le milieu acéricole, l’événement qui lance officiellement la saison des sucres a pris des airs de fête, à l’érablière du parc du Bois-de-Coulonge à Québec, où l’on a souligné le 30e anniversaire de la mise sur pied du plan conjoint en acériculture. Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, député de Charlesbourg, ainsi que la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, député de Côte-du-Sud. Les représentants des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) en ont profité pour lancer le livre Si l’érable m’était conté, qui relate 100 ans d’histoire en acériculture au Québec.
Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec se racontent
L’année 2020 coïncide avec le 30e anniversaire de la création du plan conjoint en acériculture. Pour l’occasion, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec tenaient à raconter leur histoire et celle de notre patrimoine, afin de la faire connaître au plus grand nombre. C’est ainsi qu’est né le livre Si l’érable m’était conté : 1920 – 2020, 100 ans d’acériculture au Québec. Comme le mentionne Alain Gauthier, président des Producteurs et productrices acéricoles de Québec-Rive-Nord déjà présent en 1989 lors de la création du plan conjoint, « Après plus de 30 ans d’implication, je suis heureux de voir les impacts positifs de la mise en place du plan conjoint et de l’agence de vente. Pour le bien des producteurs et productrices ainsi que pour les consommateurs, le prix est maintenant stable et les entreprises rentables. »
Construit en 16 chapitres entrecoupés de photos de familles acéricoles, le livre Si l’érable m’était conté, 1920 – 2020 : un siècle d’acériculture au Québec campe le contexte qui, dès les années 1920, a mené à l’action collective et à la création du système acéricole québécois. Il raconte une histoire de passion et la réalisation du potentiel d’un produit dont le Québec est le premier producteur mondial. « Nous avons de quoi être fier de notre histoire, d’autant plus qu’aujourd’hui, la relève agricole est présente dans les entreprises acéricoles. Le secteur permet maintenant de pouvoir bien en vivre et c’est encourageant pour les jeunes qui s’intéressent à l’acériculture. L’histoire va donc se poursuivre! », a ajouté M. Gauthier.
À propos des Producteurs et productrices acéricoles du Québec et de la marque Érable du Québec
Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ont pour mission d’assurer la promotion des intérêts des acériculteurs et acéricultrices du Québec et de développer le plein potentiel de production et de ventes des produits d’érable du Québec, tout en respectant les règles de développement durable. Ils représentent 11 300 producteurs et productrices et 7 400 entreprises acéricoles dont la qualité du travail permet au Québec d’assurer en moyenne, et annuellement, 72 % de la production mondiale de sirop d’érable. Les PPAQ sont fiers de valoriser la marque Érable du Québec en plus de coordonner les efforts de mise en marché et de promotion des produits d’érable du Canada à l’international au nom de l’industrie canadienne de l’érable. Les PPAQ orientent et animent également le Réseau international de recherches et d’innovation sur l’érable.
Vignette : Camille Perron (Portneuf), Monique Germain (Portneuf), Anne Gauthier (Portneuf), Alain Gauthier (Portneuf), Serge Beaulieu, président PPAQ, Sylvain Houde (Portneuf), Karine Douville (Portneuf).



