Premiers répondants : Saint-Jean pionnière à l’île d’Orléans

En raison d’une forte demande de citoyens de Saint-Jean, en 2014, puisque la municipalité est éloignée du pont, le conseil municipal avait instauré un service de premiers répondants en secourisme.

L’initiative avait été lancée par Chantal Daigle, à l’époque conseillère municipale et aujourd’hui directrice générale et secrétaire-trésorière de Saint-Jean.

« J’avais déjà été première répondante ailleurs et je savais que la sécurité est importante dans une municipalité. Le conseil a appuyé l’idée tout comme le directeur du service de protection incendie de l’époque, Michel Fortier », a précisé Mme Daigle qui fait aussi partie des 22 pompiers volontaires de la municipalité.

Les premiers répondants pour la municipalité ont été désignés lors de la séance du conseil municipal du 7 décembre 2015. Le Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale a décerné les attestations de premiers répondants à Chantal Daigle, Tomee Poitras-Blouin, François Delisle, Michel Fortier, Gabriel Gosselin, Michel Pouliot et Karl Rousseau. Un autre groupe a terminé sa formation : Valérie Daigle, Amélie Fortier, David Sheedy Lachance, Dominic Lachance, Éric Lachance, Jessica Sheedy et Jennifer Rosenthal.

Le service de premiers répondants est effectif depuis le 14 mars 2016. Au début, les pompiers ont reçu la formation PR1 pour les urgences vitales (arrêt respiratoire, arrêt cardiaque, etc.). S’en est suivie la formation PR2 en 2018 afin de secourir des personnes lors de traumas tels des accidents, des chocs ou des chutes.

Afin d’offrir un service plus approprié, la municipalité a acquis des pinces de désincarcération en 2019 et un véhicule côte à côte pour usage hors route l’année suivante.

« Nous avons suivi une formation en désincarcération agricole et industrielle en 2019. Depuis deux ans, nous pouvons administrer de la naloxone, un médicament qui agit rapidement pour renverser temporairement les effets d’une surdose d’opioïdes », a souligné le directeur du service de protection incendie de Saint-Jean, François Delisle.

Comment ça fonctionne

Mme Daigle a expliqué que, lorsqu’un appel 9-1-1 est placé, la répartitrice détermine s’il s’agit d’un cas de police, de pompiers ou de santé.

« Lors d’un cas en lien avec la santé (cardiaque, respiratoire, allergies ou trauma), tous les pompiers sont avertis grâce à l’application Survie mobile. La municipalité dispose de deux véhicules d’urgence pour se rendre sur les lieux de l’urgence. Il m’est même arrivé une fois de quitter une réunion du conseil municipal, avec qui j’ai une entente, pour agir comme première répondante », a mentionné Chantal Daigle qui a cédé sa place comme responsable du service au conseiller municipal et nouveau maire de Saint-Jean, Jean Lapointe, lors de son embauche comme directrice générale, le 3 septembre 2019.

Autres municipalités desservies

D’autres municipalités aussi éloignées du pont bénéficient du service des premiers répondants de Saint-Jean en vertu d’ententes soit Saint-François sud (2018) et Saint-Laurent (2019).

« Desservant le côté nord de Saint-François, Sainte-Famille est équipée des pinces de désincarcération et peut offrir le sauvetage en milieu isolé », a affirmé M. Delisle en ajoutant que Saint-Jean se dotera bientôt d’un nouveau véhicule d’urgence.

Collaborant avec la Sûreté du Québec de la MRC de L’Île-d’Orléans lors de tempête de neige, le service a fait ses preuves puisqu’en 2020, les premiers répondants ont reçu 37 appels et trois pour le côte à côte.

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