Nouvellement nommé président du conseil d’administration de la Chambre de commerce de l’île d’Orléans (CCIO), Marc-André Bouchard s’est déjà attelé à la tâche afin de rebâtir le regroupement de gens d’affaires sur des bases solides.
Le copropriétaire de Les fines herbes par Daniel croit que la relance de la CCIO prendra de 12 à 18 mois. Il croit qu’avec des administrateurs dynamiques, motivés et jeunes, la CCIO répondra davantage aux besoins de ses membres.
« Il est temps de passer à autre chose. La situation malheureuse survenue il n’y a pas si longtemps est derrière nous. Maintenant, il faut regarder ce que la CCIO peut faire pour ses membres. C’est pourquoi nous travaillons en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ) pour élaborer un sondage qui sera transmis aux membres au cours de la prochaine année. À la suite de la compilation de leurs réponses, nous serons en mesure de proposer des activités et des services en fonction de leurs besoins », a commenté M. Bouchard.
Tisser des ponts
Marc-André Bouchard estime que l’expertise de la CCIQ permet à la CCIO de profiter de ses conseils.
« Il est important de tisser des ponts avec Québec. On vit et on meurt avec Québec. L’île est le jardin de Québec et reçoit de nombreux touristes en raison de sa proximité avec la ville », a-t-il mentionné.
Le producteur de fines herbes et de micro pousses sera appuyé par des officiers qui se distinguent majoritairement par leur jeunesse. Noémie Labbé (artisane fromagère) et Andrée-Anne Poulin (Domaine Steinbach) assurent la vice-présidence. Jérôme Lajeunesse (Boulangerie Blouin) veillera à la trésorerie et Yves Blanchette (La Maison de l’île) conserve son poste de secrétaire.
Nouvelle structure
Afin de maintenir la flamme et d’éviter l’épuisement des administrateurs, Marc-André Bouchard entend implanter une nouvelle structure.
« Je me suis donné comme mandat de créer de petites cellules avec un représentant par village. Cette personne agira comme courroie de transmission pour qu’on sache ce qui se passe dans les municipalités. Une petite cellule dans chaque municipalité pourrait se rencontrer chaque saison pour ainsi former une relève », a précisé le président.
M. Bouchard vise par ce procédé à éviter le vide lors d’un changement de garde.
« Il ne faut pas trop étirer l’implication du bénévole qui pourra quitter dans de meilleures conditions lorsque prendra fin son mandat », a-t-il souligné.
Confiance et pression
Marc-André Bouchard a confié avoir ressenti la confiance des administrateurs lorsqu’il a été proposé comme président.
« J’ai trouvé ça motivant. Comme un velours. En même temps, ça vient avec des responsabilités et une pression de livrer la marchandise. C’est toutefois rassurant d’entamer ce mandat avec un tel conseil d’administration.
Considérant qu’il incarne une relève à l’île d’Orléans, Marc-André Bouchard n’écarte pas l’option d’avoir une permanence à temps partiel à la CCIO.
« Tout est sur la table. Pour l’instant, on est en mode relance », a-t-il lancé.
« On est conscient de l’importance d’une chambre de commerce à l’île. Faut juste avoir les moyens de nos ambitions », a affirmé celui qui s’est établi à Saint-Jean il y a six ans avec sa petite famille.
Il est aussi conscient qu’il y a du pain sur la planche à la CCIO : relance d’après-pandémie, concurrence, pénurie de main-d’œuvre.
« On prend la voie tracée par nos prédécesseurs en apprenant des erreurs passées pour aller plus loin. Je me considère comme un rassembleur, un gars positif », a déclaré Marc-André Bouchard.


