La pandémie de la COVID-19 a encore entraîné une conséquence positive cet été à l’île d’Orléans. Les touristes québécois l’ont envahie, à l’instar de l’an passé.
Selon les statistiques compilées par le bureau d’accueil touristique (BAT) de l’île d’Orléans pour 2021, 88 % des 10 903 visiteurs sondés provenaient de la Belle Province contre 7,7 % de l’Ontario. Les visiteurs de l’extérieur ont pu commencer à visiter l’île seulement en fin de saison.
En termes de provenance, les visiteurs québécois viennent surtout de la Montérégie, avec un taux de 16,8 %. Suivent les régions de Montréal, 14,6 %, Québec, 14 %, Laurentides, 8,6 %, Cantons de l’Est, 7,9 %, Lanaudière, 7,3 %, Chaudière-Appalaches, 5,6 %, Mauricie, 5,6 %, Laval, 4,2 %, Centre-du-Québec, 4,1 %.
« Ces régions constituaient les principales cibles des actions de promotion de la MRC de L’Île-d’Orléans. Envois postaux géociblés, publicités web, articles de blogue, accueil d’influenceurs et médias sociaux ont eu beaucoup de succès auprès des clientèles visées », a expliqué la conseillère touristique et adjointe à la direction de la MRC, Marie-Maude Chevrier.
« Les actes de renseignements compilés au BAT ne reflètent qu’une partie de la clientèle touristique venue sur l’île cet été. Plusieurs visiteurs étaient déjà sur l’île et nous contactaient par téléphone pour avoir des informations ; et il faut aussi tenir compte de l’achalandage sur notre site internet », a précisé la coordonnatrice du BAT, Brigitte Bouchard.
Le nombre de visiteurs au BAT est passé de 22 489, en 2020, à 27 479, en 2021, tout ça bien que le BAT ait été fermé en raison de la COVID-19 de janvier au 9 mai 2021. Il a rouvert du 10 au 31 mai, puis a fermé à nouveau du 1er au 17 juin. Depuis 2016, le plus fort achalandage au bureau a eu lieu en 2016 et 2017, avec 32 490 visiteurs.
« Le bureau étant bien situé à l’entrée de l’île, nous étions à même de constater le niveau d’achalandage touristique qui était élevé par rapport à l’année dernière », a souligné Mme Bouchard.
Outre les informations générales, les éléments les plus demandés ont porté sur les restaurants, vignobles et cidreries, vélo/mobylette/tour à pied, autocueillette, produits du terroir (surtout chocolat, cassis, fromages), paysages et lieux de pique-nique, musées et activités.
Quant à la durée du séjour par acte de renseignement, le séjour de deux nuitées prévaut à 30,4 % ; suivent zéro nuitée, 23,6 %, trois nuitées, 16,2 %, et une nuitée, 10,4 %.
Sans avoir de chiffres à l’appui, on observe une augmentation de jeunes adultes qui visitent l’île, selon Brigitte Bouchard.
Géré par la MRC de L’Île-d’Orléans, le BAT a pu voir le jour grâce à l’abbé Raymond Létourneau qui avait fait une demande de permis en 1977.


