Normand Robitaille, spécialiste des équipements de pêche à temps plein

Maintenant qu’il a posé les derniers carreaux de céramique de son entreprise, démarrée en 2000, Normand Robitaille peut se consacrer à temps plein à l’une de ses passions : la fabrication et la vente d’équipements de pêche.

Le coorganisateur de l’Événement L’Île en Blues, qui a pris fin en 2018, accueillera les amateurs de pêche, l’été prochain, dans cet atelier unique, Histoire de pêche, qu’il avait lancé en 2015, derrière sa résidence du 1556, chemin Royal, à Saint-Laurent. 

« Je vais pouvoir fabriquer davantage de mouches et de cannes à pêche pour ensuite les vendre aux fervents de pêche », a précisé celui qui est à la source du retour du bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent.

Homme aux multiples talents, Normand Robitaille a aménagé son temple de la pêche en sections thématiques comme la pêche à l’anguille ou le bar rayé qui présentent des artéfacts datant de 1840.

« L’hiver, je peins ou je dessine sur céramique des œuvres liées à la pêche qui sont ensuite exposées dans mon atelier. Avec les sections thématiques et les œuvres, je joins le passé au présent », a commenté celui qui a installé un imposant aquarium de 540 gallons contenant des poissons que l’on peut pêcher dans le fleuve Saint-Laurent.

Comme l’entrée à l’atelier-musée est gratuite, les clients doivent raconter une histoire de pêche en échange de l’accès au site.

Appuyé par sa compagne de vie, Hélène Audet, M. Robitaille obtient aussi son soutien dans son aventure puisqu’elle s’occupera d’une section bijoux et produits dérivés liés à la pêche.

Initié rapidement

Diplômé en électricité en 1984, Normand Robitaille n’a pas pu dénicher un emploi dans ce domaine. Il s’est alors rapidement initié au monde de la pêche en travaillant à La Mouche Soleil, à Giffard. À 16 ans, il vendait du matériel de montage de mouches et offrait des formations de montage de mouches. Par la suite, il a gagné sa croûte dans le domaine de la construction tout en gardant son intérêt pour la pêche.

Insulaire depuis 1972 et membre de la Corporation de restauration de la pêche, il a opéré un « por » de pêche au Parc maritime de Saint-Laurent pendant plus de 10 ans. 

Projets en tête

Normand Robitaille ne se contente pas de s’occuper de son atelier-musée. Des projets bouillonnent dans sa tête. Il souhaite que les pêcheurs puissent capturer et conserver le bar rayé pour consommation. Il a contacté la députée fédérale Caroline Desbiens afin de faire avancer ce dossier.

Selon lui, l’abondance du bar rayé dans le fleuve peut nuire à l’existence d’autres poissons, tels le doré ou l’éperlan. Concernant cette espèce, M. Robitaille aimerait qu’un livre soit rédigé afin de faire connaître son histoire auprès des jeunes, notamment.

Saxophoniste amateur depuis plus de 30 ans, il jongle avec la possibilité de créer un groupe avec son fils Patrick en vue de se présenter en spectacle.

Précédent

Visioconférence sur les espèces exotiques envahissantes

Suivant

L’île d’Orléans, destination touristique encore primée par les Québécois

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Autour de l'île

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture