413 hectares de plus protégés à l’île d’Orléans

L’île d’Orléans compte 413,74 hectares de milieux naturels de plus de protégés sur son territoire.

C’est ce qui ressort du bilan des activités de la phase II du projet de conservation volontaire des milieux naturels d’intérêt de l’île d’Orléans mis de l’avant par l’Association forestière des deux rives (AF2R).

Au terme de cette phase s’échelonnant sur trois ans (2019-2022), le projet a atteint ses objectifs, dont ses principaux étaient de caractériser les milieux naturels de 25 propriétés de Sainte-Famille et de Saint-François et de produire un cahier personnalisé pour chaque propriétaire participant.

Ces 25 propriétaires des municipalités ont pu bénéficier d’une caractérisation gratuite de leur milieu naturel par un minimum de trois inventaires réalisés par des spécialistes visant la flore, la faune aviaire et l’herpétofaune (amphibiens et reptiles). La caractérisation de 436 ha de milieux naturels se répartit ainsi : 48 ha en 2019, 346 ha en 2020 et 42 ha en 2021.

Ensuite, les participants ont été rencontrés afin de se faire présenter un portrait de leur propriété. Au même moment, ils étaient invités à signer une entente de conservation volontaire de leur milieu naturel d’intérêt. Cette entente constitue une déclaration d’intention (engagement moral) d’un propriétaire par laquelle il manifeste le souhait et l’intérêt de conserver les attraits naturels de sa propriété. Cette entente est basée sur la bonne volonté du propriétaire et n’affecte aucunement le droit foncier de celui-ci. À ce jour, 21 propriétaires ont accepté de signer une entente de conservation volontaire.

Un cahier personnalisé leur a aussi été remis, comprenant notamment les données biologiques recueillies ainsi que des recommandations de protection, de conservation, d’aménagement ou de restauration. Ce cahier permettra aux participants d’améliorer leurs connaissances en vue de protéger l’intégrité écologique de leur milieu tout en préservant les services environnementaux et économiques qu’il leur procure.

« Les résultats de ce projet sont plus que satisfaisants. Nous sommes bien sûr très fiers que les propriétaires participant au projet soient maintenant sensibilisés et que la majorité d’entre eux s’engagent moralement à la conservation de leurs milieux naturels. Ce sera un plaisir de découvrir ce que ces derniers auront réalisé sur leur propriété dans trois à cinq ans », a affirmé la directrice de projets à l’AF2R, Kim Dubois.

Dès sa première phase entamée en 2015, le projet de conservation volontaire avait pour but de sensibiliser les propriétaires privés et le grand public à l’importance des milieux naturels qui les entourent. Il visait à protéger les habitats fauniques et floristiques, à préserver le paysage du fleuve Saint-Laurent et de l’île d’Orléans ainsi qu’à maintenir l’intégrité de l’écosystème du Saint-Laurent et de ses affluents.

Malgré le retard et les difficultés engendrées par la situation liée à la COVID-19, l’AF2R a pu réaliser durant cette deuxième phase du projet : trois sorties terrain de découverte sur la faune et la flore de l’île d’Orléans ayant atteint 32 participants et trois visioconférences, portant sur différents thèmes en lien avec les problématiques soulevées chez les propriétaires participant au projet, ayant atteint 221 participants.

En tout, par les deux phases du projet de conservation volontaire, 804 ha de milieux naturels répartis sur 51 propriétés ont été protégés, sur les territoires de Sainte-Pétronille, de Saint-Pierre, de Sainte-Famille, de Saint-Jean et de Saint-François.

Des milieux naturels débordant de biodiversité

Un nombre de sites d’intérêt ont été visités pendant la phase II, comprenant plusieurs érablières à sucre, des marécages, des tourbières, des marais et des étangs vernaux. Les caractérisations ont permis de répertorier :

• 16 espèces d’amphibiens et de reptiles, dont la couleuvre à collier du Nord et la salamandre sombre du Nord;

• 88 espèces d’oiseaux, dont le goglu des prés et le pygargue à tête blanche;

• 357 espèces floristiques;

• plus d’une dizaine d’espèces menacées, vulnérables ou susceptibles, dont l’asaret du Canada et la gentiane de Victorin;

• plus d’une dizaine de différentes espèces exotiques envahissantes, dont la berce du Caucase et la renouée du Japon.

Ce projet a été rendu possible grâce au Programme Interactions communautaires, lié au Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, et mis en œuvre par les gouvernements du Canada et du Québec. La Fondation de la faune du Québec et son partenaire Habitat faunique Canada ont aussi contribué financièrement.

Le projet a obtenu l’appui de plusieurs intervenants de la région dont la MRC de L’Île-d’Orléans de même que les municipalités de Saint-François et de Sainte-Famille.

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