Chronique littéraire

Envers et pour tous – Une biographie d’Éric Duhaime

Dans ce livre publié chez Gestion Novillo, Frédéric Têtu brosse un portrait très fidèle du chef du Parti conservateur du Québec. Comme se plaît à le dire Frédéric Têtu : « Au Québec, presque tout le monde sait qui est Éric Duhaime, mais presque personne ne le connaît véritablement. » C’est pour cette raison que l’auteur lui a proposé d’écrire ce livre et aussi parce qu’à l’époque actuelle, on « cherche constamment à disqualifier les gens en leur accolant des étiquettes caricaturales. »

L’homme de 53 ans, qui aspire aujourd’hui aux plus hautes fonctions de l’État québécois, vient d’une famille de la classe moyenne. Enfant tranquille, il se démarqua de manière très précoce par un tempérament intellectuel et de fortes aptitudes à l’école. Il prit, dès le primaire, une habitude qui ne le quittera jamais : lire le journal de la première à la dernière page et regarder les nouvelles à la télévision. Son grand-père Thomas était lui-même journaliste. Ensemble, ce dernier et Éric écoutaient souvent les débats parlementaires.

Un voyage au Venezuela durant l’enfance le sensibilisa aux inégalités sociales. Dès l’âge de 16 ans, Éric prit sa carte de membre du PQ et fut accueilli par une bénévole, Maud Desbiens, qui joua un rôle déterminant dans sa carrière politique. Il s’inscrivit plus tard au programme de sciences politiques de l’Université de Montréal avant de faire une maîtrise à l’ENAP. Diverses implications politiques s’ensuivirent : avec le Bloc québécois, l’Alliance canadienne, l’ADQ.

Il fit également un détour par la politique municipale après s’être fait approcher par Marc Bellemare pour être son directeur de campagne. Par la suite, Éric Duhaime travailla au Maroc, en Mauritanie et en Irak avant de retourner à l’ADQ. À son retour de l’Irak, Éric entama sa carrière radiophonique à Radio X. Le succès d’Éric Duhaime s’explique par le ton avec lequel il défend ses idées. Il obtint beaucoup de succès au FM93 en duo avec Nathalie Normandeau. 

Le grand saut en politique est survenu à l’été 2020. À la suite de la démission d’Adrien Pouliot, Éric est pressé de se présenter à la chefferie du Parti conservateur du Québec. Josée Verner, ex-ministre devenue sénatrice, préside sa campagne pour la course à la chefferie. Éric est élu le 17 avril 2021. Très vite, Claire Samson, ex-députée de la CAQ dans Iberville, se joint à Éric.

Éric Duhaime entame à l’été une tournée politique où il constate à quel point la gestion du gouvernement Legault a fait des victimes. Dès la fin de juillet, le PCQ s’empare de la deuxième place chez les francophones du Québec. L’annonce du passeport vaccinal a fait bondir de 16 000 à 20 000 le nombre de membres du PCQ. Tandis que les partis d’opposition ont revêtu depuis le début de 2020 la « camisole de force de la rectitude sanitaire », selon la formule de l’essayiste Jérôme Blanchet-Gravel, Éric Duhaime se montre clair. Il est : 1) contre le passeport vaccinal ; 2) pro-choix en matière de vaccination ; 3) pour la fin de l’état d’urgence sanitaire.

Son message : « Ce n’est pas aux Québécois de se priver de leur liberté pour sauver le système de santé, c’est au système de santé de sauver les Québécois lorsqu’ils sont malades. » Cet essai fait un tour d’horizon qui permet de comprendre le point de vue d’Éric Duhaime et l’intérêt qu’il suscite à une époque où les droits et libertés des Québécois ont été mis à mal comme jamais auparavant dans leur histoire.

Les Supermamans

De Valérie Bidégaré, publié aux Éditions Québec Amérique, Les Supermamans est un essai qui propose une réflexion sur les mamans qui se retrouvent en situation d’épuisement parce qu’elles ont dépassé leurs limites. Pour correspondre à l’image idéale de la super maman, elles ont parfois mis de côté ce qu’elles étaient avant d’accomplir leur rôle de mère, valorisant, certes, mais qui les laisse parfois au bord du vertige lorsque les enfants grandissent et quittent la maison.

Tout au long du chemin qu’empruntent les mamans, il y a des pièges qui se nomment : « comparaison », « culpabilité », « images de la maman parfaite ». L’auteure invite les mamans à garnir leur boîte à outils, notamment en créant leur propre espace à la maison, en s’adonnant à leur sport favori ou à une activité créatrice dans l’optique de raviver la flamme amenuisée en « cette mère qui était d’abord et avant tout une femme. » Se faire du bien pour être une maman heureuse, pas parfaite, mais capable de ce qu’elle fait le mieux : développer une belle relation avec ses enfants, passer du temps de qualité avec eux, créer un fort lien d’attachement et forger des souvenirs inoubliables. Avec de nombreuses réflexions inspirées de sa situation, Valérie Bidégaré offre un ouvrage précieux que toute maman appréciera.

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