Quand je regarde tout ce qui se passe dans le monde, tous ces peuples privés d’un droit fondamental, la liberté, par des régimes politiques totalitaires qui empêchent les gens de s’exprimer, de manifester, de vivre, même, comme bon leur semble, je ne peux m’empêcher de penser à quel point la liberté est fragile et menacée. Où est-ce qu’on s’en va avec cette valeur qu’on prend si souvent pour acquise ?
Actuellement, la Russie a déclaré la guerre en voulant imposer son régime totalitaire à l’Ukraine qui, de son côté, continue de se battre pour garder son indépendance et sa liberté. La Chine aussi a la même idée d’étendre son influence avec son modèle totalitaire (Voir vidéo sur YouTube La Chine à la conquête du monde : les nouvelles routes de la soie). Sans compter les autres conflits ailleurs sur la planète qui perturbent et briment des peuples sous le regard impuissant de l’Organisation des Nations unies (ONU) et des occidentaux qui oublient la chance qu’ils ont de vivre sous un régime garantissant les libertés.
La liberté d’abord à la maison
À la maison de mon enfance, à l’île d’Orléans, j’ai évolué dans un univers familial où la liberté de pensée et d’agir selon mon choix de vie était possible. Ma mère représentait à mes yeux le symbole d’une femme moderne, libre d’esprit. Chez nous, on pouvait donner son opinion sans craindre d’être réprimandé. Ma mère nous acceptait telle qu’on était sans vouloir changer notre personnalité, notre façon de voir la vie tant sur le plan personnel et social que professionnel.
Ouverte d’esprit, elle ne nous jugeait pas et nous incitait même à suivre la voie que nous avions choisie, toujours, bien entendu, en respectant les autres. Elle tendait aussi la main aux autres, même s’ils avaient des opinions et des orientations sexuelles, politiques ou religieuses différentes des siennes. Elle les écoutait pour mieux les comprendre. Sans le savoir, elle m’a transmis ce grand cadeau de la liberté d’être soi-même. À mon tour, j’ai fait la même chose avec mon fils.
La liberté n’a pas de prix
Or, c’est quand on perd la liberté, sa liberté, ou qu’on la voit disparaître ailleurs dans le monde qu’on se rend compte à quel point elle est précieuse. C’est ce qui se passe présentement avec les violents combats entre la Russie et l’Ukraine; cette guerre est devenue d’ailleurs le symbole de la lutte entre les pays démocratiques et les dictatures qui se sont renforcées au cours des dernières années.
Malgré ce contexte affolant pour tout le monde, certains diront que, de nos jours, il y a trop de liberté parce qu’ils ne sont pas d’accord, par exemple, avec le droit d’épouser un partenaire du même sexe, de recourir à des méthodes de procréation différentes du modèle habituel, de partager leur espace commun avec la diversité culturelle, d’accepter la religion des autres…
Rappelons toutefois qu’à toutes les époques des philosophes comme Montaigne, au XV1e siècle, et Voltaire, un siècle plus tard, ont mis la liberté au rang des valeurs essentielles de l’existence, tant individuelles que collectives, n’en déplaise au président russe actuel, Vladimir Poutine, et au président chinois Xi Jinping.
Somme toute, comment être heureux et s’épanouir personnellement et collectivement quand on est privé de toute forme de liberté ? La liberté de pensée intérieure ne suffit pas quand le contexte social et politique freine la liberté d’agir ! Soyons conscients de la chance qu’on a et reconnaissons que rien n’est acquis !


