La trace de René Émond sous la chapelle de Doug Williams disparue à jamais

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Lorsque l’isolation de la chapelle érigée en 1963 sur la propriété de Doug Williams, à Sainte-Pétronille, a été complétée, le 14 novembre, la trace de René Émond est disparue à jamais.

Sculpteur et potier installé depuis 2016 au 12, rue Gagnon, Doug Williams a aperçu la signature du résident de Sainte-Pétronille décédé à l’âge de 68 ans, en 2013, sur la poutre ouest de la chapelle qu’il a déplacée, en avril, afin qu’elle ne s’affaisse pas chez son voisin. En plus de la signature de M. Émond, on peut lire « 1963 » et « 18 ans ».

« J’ai tassé la chapelle d’une largeur de 14½ pi vers l’ouest et d’une longueur de 36½ pi vers le nord afin que je puisse m’en servir comme atelier de sculpture et de poterie. C’est lors des manœuvres de déplacement que j’ai aperçu la signature de René Émond. Je me suis dit qu’il serait intéressant que les gens le sachent puisque j’ai masqué la poutre lors de l’isolation de la chapelle », a souligné celui qui a acquis la résidence de 10 chambres des Sœurs du Bon-Pasteur qui s’en servaient de façon saisonnière.

« Aujourd’hui, les gens font des selfies pour laisser leur trace. René Émond a utilisé une façon de son époque », a ajouté l’enseignant à la retraite en sciences physiques, ébénisterie et poterie au Quebec High School.

Le frère de René Émond, Richard, dont la famille demeurait en face, au 9, rue Gagnon, ignorait que René avait rédigé cette inscription sur la poutre.

« Mon père Herménégilde, entrepreneur en construction, et mes quatre frères ont construit la chapelle à la demande des Sœurs du Bon Pasteur. Vous m’apprenez que René a écrit son nom sur la poutre », a affirmé Richard Émond, qui demeure à Saint-Pierre.

La chapelle a conservé son revêtement d’origine en cèdre. La toiture est fabriquée en acier galvanisé, tout comme la maison. Le chauffage électrique sera remplacé par un chauffage radiant. Doug Williams a transféré plusieurs objets religieux de la chapelle à sa résidence. 

Non-chauffée durant 120 ans, la maison de M. Williams avait été bâtie par la famille Scoogall. Le sous-sol, qui abritait cinq mini-chambres et un salon de coiffure, a été transformé en Airbnb par M. Williams. 

L’artiste originaire du Manitoba a soulevé la demeure afin de permettre de passer d’une hauteur de 7 pi à une dimension standard. Entrepris en 2016, tous les travaux de rénovation effectués par M. Williams se termineront l’an prochain.

Vignette: Sur la poutre ouest qui soutient la chapelle sur la propriété de Doug Williams, on aperçoit la signature de René Émond, « 1963 » et « 18 ans ». ©Marc Cochrane


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