L’appui à la Marche du rein se maintient à l’île d’Orléans

En attendant une greffe du rein depuis cinq ans, l’insulaire Jean Fiset garde espoir grâce à l’appui qu’il reçoit pour la Marche du rein qu’il organise depuis six ans à Sainte-Pétronille. La plus récente édition a permis d’amasser près de 10 000 $, une somme supérieure à l’objectif de 8 000 $ qu’il s’était fixé.

Tenue le 15 octobre par une belle journée automnale, l’activité de financement a regroupé une soixantaine de participants qui ont sillonné 5 km de rues, à Sainte-Pétronille.

« Après deux ans de pandémie et d’éditions virtuelles, je savais que ce serait plus difficile d’obtenir le même nombre de marcheurs qu’en 2019, soit 140, car plusieurs ont pris l’habitude d’effectuer leur don en ligne. Je suis quand même satisfait de la participation à cette 6e édition », a commenté le natif de Sainte-Pétronille.

Depuis 2017, la Marche du rein a permis d’amasser près de 40 000 $ pour soutenir la recherche sur les médicaments antirejet et les traitements reliés aux complications en lien avec la greffe rénale ainsi que pour venir en aide aux personnes atteintes de maladies rénales.

« Ces marches servent aussi à sensibiliser la population à l’importance du don d’organes », a ajouté le quinquagénaire qui compte sur l’appui de la Fondation canadienne du rein (FCR).

Insuffisance rénale

Celui qui travaille à son compte en entretien paysager souffre d’insuffisance rénale depuis 2000, à la suite d’un diagnostic de la maladie de Berger et après avoir subi une biopsie au rein.

« Trois fois par semaine, je me rends à l’hôpital Hôtel-Dieu de Québec pour de l’hémodialyse. Je reste assis cinq heures de temps, abrillé d’une couverture car j’ai froid durant les traitements. Chez moi, je fais de la dialyse péritonéale, tous les jours, durant mon sommeil. Pour améliorer ma qualité de vie, il me faut un rein », a précisé M. Fiset qui compte sur le soutien de sa conjointe Emma et de son fils Bradley.

« C’est la loterie du rein. J’espère en obtenir un d’un vivant, car il dure plus longtemps qu’à la suite d’un don d’organe. Il faut attendre la correspondance parfaite. Après cinq ans, je suis rendu en haut de la liste. Dans ma condition actuelle, je suis fatigué après une journée de travail, car ma force musculaire est diminuée », a souligné celui qui a pu compter sur l’aide financière de la FCR pour la parodontie et pour des médicaments.

Deuil à faire

Alors qu’il n’avait toujours pas fait son deuil de sa maladie, Jean Fiset a décidé de contribuer à la cause de la FCR après avoir aperçu une affiche de la Marche du rein à Québec.

« Je pleurais tout le temps. Je me suis dit que je pourrais sensibiliser les gens au don d’organes en organisant une Marche du rein à l’île d’Orléans. Au début, il n’y avait que mes proches et quelques voisins. Aujourd’hui, les gens et des entreprises de l’île et de la région se sont joints à la cause. Je remercie tous les donateurs, les bénévoles, les commanditaires et les marcheurs de toutes les municipalités de l’île qui ne cessent de nous encourager année après année », a mentionné Jean Fiset.

Pour faire un don, veuillez cliquer sur le lien https://kidney.akaraisin.com/ui/qcmarche2022/p/jeanfiset2022

Vignette : Jean Fiset et une soixantaine de marcheurs ont sillonné les rues de Sainte-Pétronille. ©Emma Mamifara

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