Le prolongement des travaux de construction du nouveau pont de l’île d’Orléans jusqu’en 2028 annoncé hier soir par le ministère des Transports est synonyme de coûts additionnels pour plusieurs agriculteurs, selon l’UPA de l’Île d’Orléans.
Depuis avril 2020, le gouvernement du Québec a mis en place des limitations de charges qui ont encore à ce jour, un impact considérable pour certains producteurs agricoles de l’île. La Fédération de l’UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord estimait, en avril 2021, que les pertes engendrées pour ceux-ci représentent plus de 1,5 M$. Cette étude a été réalisée bien avant l’actuelle crise inflationniste qui se traduit notamment par une hausse du prix des carburants, des intrants et des matériaux de construction.
« Nous saluons la transparence du gouvernement dans ce dossier. Toutefois, les différents gouvernements précédents n’ont pas déployé les efforts nécessaires pour l’entretien de cette infrastructure et aujourd’hui, les producteurs agricoles doivent en payer les frais. Depuis plus de deux ans, nous demandons au gouvernement du Québec de compenser les agriculteurs pour les limitations de charges. Ceux-ci sont restreints dans leurs expéditions et réceptions d’aliments, d’intrants, de grains et de matériaux divers. De plus, étant donné leur enclavement, ils n’ont pas d’autre moyen pour acheminer leurs marchandises vers les marchés extérieurs. Cette spécificité doit être reconnue par les autorités en place. Nous souhaitons une véritable écoute de la part du gouvernement qui tourne en rond dans ce dossier depuis plus de deux ans. Nous demandons donc aux élus d’agir rapidement et de mettre en place une solution afin d’assurer la pérennité de nos entreprises agricoles », a déclaré le président de l’UPA de l’Île d’Orléans, François Blouin.
Selon l’UPA, les productrices et producteurs agricoles de l’Île d’Orléans constituent des acteurs essentiels quant à la sécurité alimentaire ainsi que pour le développement agricole de la Communauté métropolitaine de Québec. L’UPA de l’Île d’Orléans représente 250 producteurs et 166 fermes et sa zone agricole constitue 95 % de son territoire.


