Campagne de financement de l’ABIO : pour élargir la gamme de dons

L’Association bénévole de l’Île d’Orléans (ABIO) affiche une bonne santé financière, mais elle souhaite créer une réserve en prévision des besoins éventuels de la communauté. C’est pourquoi une campagne de financement est lancée avec l’objectif d’élargir la gamme des dons.

Selon le trésorier du conseil d’administration de l’ABIO, Gaétan Turmel, les 200 donateurs réguliers seront sollicités, mais la campagne visera davantage les gens plus fortunés qui ne contribuent pas habituellement.

« S’amorçant en novembre, la campagne de financement effectuera un blitz avant les Fêtes afin que les paniers de Noël soient bonifiés avec des cartes d’achat », a précisé la directrice générale de l’ABIO, Dominique Loiselle.

M. Turmel a ajouté que la campagne de financement fera la promotion du don testamentaire, une pratique populaire en Amérique du Nord, mais qui reste à développer au Québec.

« La société va devenir plus généreuse pour le communautaire. Lors d’un décès, il n’est pas nécessaire de remettre tous ses biens à la succession. Un montant peut être accordé à un organisme sans but lucratif », a précisé M. Turmel.

Le résident de Sainte-Pétronille a rappelé que l’ABIO s’est assurée d’une plus grande autonomie financière en créant, en 2022, un fonds philanthropique géré par la Fondation Québec Philanthrope qui a permis d’amasser plus de 41 000 $ à sa première année.

De cette somme, 15 000 $ sont consacrés au soutien des services offerts par l’ABIO.

« Il est à noter que 95 % des dons vont aux services aux insulaires. On est gagnant de s’occuper de nos amis, de nos voisins », a mentionné M. Turmel.

Un sondage révélateur

M. Turmel a souligné qu’un sondage effectué l’an passé par la Démarche ICÎ révèle que 10 % de la population orléanaise vit en situation fragile, qu’on parle de santé physique, de santé mentale ou de pauvreté.

« L’ABIO distribue 35 paniers de nourriture par mois, mais elle s’avère utile lors de situations difficiles ponctuelles comme une perte d’emploi ou la maladie. Du point de vue d’un donateur, on vit dans un milieu sécuritaire. Mais, pour ça, il faut satisfaire ses besoins de base », a affirmé Gaétan Turmel en spécifiant qu’aucun objectif monétaire n’a été fixé pour cette campagne de financement.

Précédent

Chronique Le porte-voix de la CCIO : 5 à tard festif de la CCIO !

Suivant

Bière 100 % Québec lancée par la Microbrasserie de l’Île d’Orléans

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Autour de l'île

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture