Garder les portes des églises ouvertes : la mission de Vincent Paris

Face à la diminution de la pratique religieuse catholique, de nombreuses églises de l’île d’Orléans restent fermées une grande partie du temps. Vincent Paris, marguillier à Saint-Laurent depuis près de deux ans, s’est donné pour mission d’ouvrir leurs portes aussi souvent que possible. Pour concrétiser ce projet, M. Paris lance un appel à la communauté, d’abord pour pourvoir les deux postes de marguilliers vacants à Sainte-Famille et à Saint-Jean.

« L’implication d’un marguillier demande peu. Je possède deux entreprises et une petite famille et je trouve du temps. La fonction consiste à ce qu’un laïc s’occupe de l’entretien du bâtiment en collaboration avec le conseil de fabrique de la paroisse, dont fait partie le curé Robert Côté », explique le propriétaire de la Confiturerie Tigidou et de la Maison de thé de l’Île d’Orléans.

Pour M. Paris, l’engagement dans la préservation du patrimoine religieux concerne chacun, peu importe l’âge ou les croyances religieuses. Il souhaite encourager la mise en place de projets permettant de perpétuer le patrimoine religieux de la paroisse Sainte-Famille-de-l’Île-d’Orléans.

« Les églises représentent un bel endroit pour être serein ou s’imprégner d’une spiritualité unique. Au-delà de la pastorale, ces lieux peuvent accueillir des gens qui aimeraient lire un livre, tricoter ou même s’adonner aux jeux vidéo. Je trouve ça triste qu’actuellement leurs portes soient fermées, qu’on paye seulement pour les anges », déplore-t-il.

À l’été, alors que les touristes abondent sur l’île d’Orléans, M. Paris songe à des visites guidées pour mettre en valeur les nombreux trésors que renferment les églises. « Mettre de l’argent dans un parcomètre et se cogner le nez sur une porte fermée, c’est frustrant pour un touriste », a souligné M. Paris. « Nous pourrions également proposer des spectacles. Il suffirait d’établir un contrat de location. Mais, encore faut-il trouver quelqu’un pour coordonner ces activités. »

Le marguillier de Saint-Laurent constate que peu d’actions se réalisent ces temps-ci.

« Nous nous contentons d’éteindre des feux sans véritable plan pour l’avenir. Le diocèse n’a pas de lignes directrices et fait semblant que tout va bien. Si rien ne change, les finances de la paroisse ne tiendront que dix ans. Il est urgent d’agir, car ces églises appartiennent à la communauté », prévient-il. Notamment, à l’église de Saint-Laurent, plus de 300 000 $ provenant de la fabrique et du ministère de la Culture et des Communications seront consacrés à refaire la toiture. Afin de diminuer les coûts énergétiques majeurs, M. Paris envisage de remplacer la vieille fournaise électrique et à l’huile par un système de géothermie.

S’inspirant du succès de l’église Notre-Dame-des-Victoires, à la Place Royale, Vincent Paris souhaite lancer un mouvement à Saint-Laurent qui pourrait se propager à l’ensemble de l’île d’Orléans.

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Un commentaire

  • Les églises, des trésors sur l’Île d’Orléans. Merci Vincent pour ton engagement!

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