À quelques jours du scrutin, le journal Autour de l’île a souhaité offrir aux électeurs de l’île d’Orléans l’occasion de mieux connaître les personnes qui se présentent dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré.
Dans le cadre de cette démarche, les mêmes questions ont été adressées à l’ensemble des candidats des différents partis. L’objectif : leur permettre de présenter leurs motivations, leur parcours et, surtout, leur vision et leurs priorités concernant les enjeux qui touchent notre communauté.
Les candidats étaient invités à répondre, en un maximum de 450 mots, à cinq questions préparées par le comité de rédaction.
- Quelles sont vos motivations à vous présenter ?
- Quelle est votre expérience en politique ?
- Selon vous, quels sont les enjeux prioritaires de l’île d’Orléans ?
- Quels engagements concrets envisagezvous pour l’île d’Orléans ?
- Quelles mesures envisagez-vous pour soutenir les médias communautaires ?
Les réponses reçues sont présentées ci-dessous, intégralement et sans modification du contenu fourni par les candidats. Chaque texte est accompagné d’une photo officielle, lorsque celle-ci a été transmise au journal.
Cette présentation vise à permettre aux lecteurs de prendre connaissance des priorités et des engagements annoncés par les différents candidats, à quelques jours du scrutin.

1. Motivations
Ma motivation à me présenter vient d’abord de mon parcours et de mon attachement à nos communautés. Arrivée du Mexique au Québec à l’âge de 11 ans, j’ai grandi ici et j’ai pu compter sur l’école publique, nos services publics et un filet social qui m’ont permis de trouver ma place.
Aujourd’hui, je suis maman d’un garçon né dans Charlevoix et je souhaite contribuer à préserver et à améliorer ce modèle de société pour les prochaines générations.
2. Expérience en politique
Ma formation en science politique et en économie, combinée à mon expérience comme agente de développement, m’a amenée à œuvrer en développement social et économique, participation citoyenne et développement territorial. Cette expérience m’a surtout appris l’importance d’être à l’écoute des milieux et d’adapter les décisions gouvernementales aux réalités de chaque territoire.
3. Enjeux prioritaires de l’île d’Orléans
Pour l’île d’Orléans, je pense notamment à l’accès au logement et à la propriété, à la protection du territoire agricole, au soutien à nos producteurs et à nos entreprises, à la mobilité et à l’adaptation aux changements climatiques. Nous proposons notamment un mécanisme de co-investissement pouvant atteindre 50 000 $ pour aider à la mise de fonds lors de l’achat d’une première propriété admissible. Nous voulons également davantage de logements abordables et mieux contrôler la hausse des loyers. Être à l’écoute de l’île, c’est aussi reconnaître les impacts et les irritants engendrés par les travaux du nouveau pont, particulièrement dans un contexte où le chantier connaît des retards. Les petites et moyennes entreprises qui subissent les conséquences de ces travaux doivent pouvoir compter sur un gouvernement à l’écoute et sur un soutien adapté lorsque leur activité économique est affectée.
4. Engagements concrets pour l’île d’Orléans
Je veux également être très claire : je m’oppose à tout projet de troisième lien autoroutier passant par l’île d’Orléans. Il faut mettre un terme à cette idée, notamment défendue par les conservateurs et appuyée localement par le candidat du Parti québécois. Un tel projet risquerait de défigurer l’île, d’accentuer la pression sur son territoire agricole et d’entraîner des expropriations non désirées. Les gens de l’île n’ont pas à subir les fantasmes autoroutiers de certains politiciens. Notre priorité doit être de protéger ce territoire exceptionnel et d’investir dans des solutions de mobilité durables et adaptées à nos régions.
Nous voulons aussi favoriser l’approvisionnement local dans nos institutions publiques et redonner davantage de pouvoir aux régions plutôt que d’imposer des programmes mur à mur.
5. Mesures pour soutenir les médias communautaires
Enfin, nos médias locaux et communautaires sont essentiels à notre démocratie. Il faut assurer un financement public plus stable et prévisible, soutenir leur transition numérique et diriger davantage de placements publicitaires gouvernementaux vers les médias québécois, régionaux et communautaires.
Comme députée, je veux être présente, accessible et faire entendre à Québec la voix de l’île d’Orléans et de toute notre circonscription.



