Deux fermes de Saint-François en vedette dans un court métrage

Durant la fin de semaine des 21 et 22 août, l’équipe de tournage de l’organisme Quaribou Culture a filmé, parlé, mangé et rêvé de poireau, comme mentionné sur sa page Facebook. Elle a tourné des séquences aux fermes Diane P. Lemelin ainsi que Christian Dion et Charlotte Létourneau afin de réaliser un court métrage sur la culture emblématique de Saint-François, le poireau.

Le film, dont la sortie est prévue en décembre prochain, vise à proposer un portrait intimiste des deux dernières fermes qui cultivent le poireau. L’œuvre se veut une invitation à s’intéresser à des savoirs et savoir-faire sur le point de disparaître et à se questionner sur le rôle et la place de la tradition dans notre société. 

« Nous avons notamment choisi le champ de la ferme Christian Dion et Charlotte Létourneau en raison de la beauté du site. Après la traversée d’une petite forêt s’ouvre une plaine impressionnante. Ç’a été très agréable de collaborer avec M Dion, un conteur naturel. Il était très motivé. Il aurait pu être réalisateur de films dans une autre vie », a confié la chargée de projet du court métrage et présidente de Quaribou Culture, Natalie Tremblay, rencontrée dans les champs de la ferme Christian Dion et Charlotte Létourneau.

Artiste et ethnologue, la résidente de Saint-François a également été heureuse de travailler avec Diane P. Lemelin.

« Nous avons tourné dans les champs et installations de sa ferme. Nous l’avons aussi interviewée à son kiosque », a précisé Mme Tremblay en soulignant la contribution de deux travailleurs étrangers du Guatemala et du Mexique, Fernando et Miguel.

« Nous les avons filmés chez eux lors de la pause du midi. La récolte, le nettoyage et la préparation à la vente du poireau avec la collaboration de Diane ont aussi fait partie du tournage. Un des grands objectifs du film est de valoriser le métier d’agricultrice et d’agriculteur en dépeignant le défi d’avoir une relève. C’est à nous de maintenir cette tradition. Tout le monde peut cultiver du poireau à sa façon », a noté Natalie Tremblay.

Quant au tournage à la ferme Christian Dion et Charlotte Létourneau, il a consisté en ce que M. Dion amène l’équipe au champ et présente sa machinerie, en une entrevue avec M. Dion et au ramassage des poireaux en tracteur.

Équipe multidisciplinaire

Le film emprunte une approche multidisciplinaire regroupant l’ethnologie, la musique et la poésie. 

Le court métrage de 12 à 20 minutes est réalisé par le cinéaste Maxime Girard. Le duo de musique traditionnelle Benoît et Colin (Benoit Fortier et Colin Savoie-Levac) collabore également au projet. En plus d’y entendre leur musique, on pourra voir les deux musiciens dans plusieurs séquences du film.

La poète et auteure Laurie Bédard a été recrutée pour rédiger les dialogues et faire la narration du court métrage. L’étape de postproduction suivra avec le montage et la narration.

Partenaires du projet

Ce projet a bénéficié de l’appui de la MRC de L’Île-d’Orléans, notamment par le biais d’une aide financière provenant de l’Entente de développement culturel. D’autres acteurs offrent leur soutien au projet : le MAPAQ, la municipalité de Saint-François-de-l’Île-d’Orléans, la Caisse Desjardins de L’Île-d’Orléans, la Caisse d’économie solidaire, l’UPA de l’Île d’Orléans ainsi que les députées Caroline Desbiens et Émilie Foster.

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