La valeur économique des paysages confirmée

Protéger et valoriser les paysages est payant pour l’ensemble de la collectivité confirme la revue de littérature menée par des chercheurs de l’Université Laval dans le cadre de l’étude sur la valeur économique des paysages. Réalisée grâce à l’aide financière du ministère de la Culture et des Communications, cette première étape démontre que la mise en valeur des paysages urbain, maritime, agroforestier, forestier et minier contribue au dynamisme des valeurs foncières et à l’attractivité touristique.

« Les paysages de la région ont une valeur inestimable à nos yeux, mais cette revue de littérature nous permet de confirmer qu’ils ont probablement un apport significatif à notre économie. Nous entamons les prochaines étapes de l’étude sur la valeur économique des paysages avec beaucoup d’enthousiasme », a affirmé Daniel Robitaille, président de Développement Côte-de-Beaupré qui assure la gestion administrative de l’Entente sur la mise en valeur et la protection des paysages de la Capitale-Nationale.

Nombreuses retombées

Menée par les professeurs et chercheurs Étienne Berthold, Guy Mercier et Nancy Gélinas de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval à la demande des partenaires de l’Entente sur la mise en valeur et la protection des paysages de la région de la Capitale-Nationale, incluant la MRC de l’Île d’Orléans, cette revue de littérature s’appuie sur une série de fiches de lecture qui permettent de démontrer l’existence de bénéfices économiques significatifs découlant de la protection et de la mise en valeur des paysages.

Divisée en deux volets, l’analyse a d’abord permis de confirmer la contribution du paysage aux valeurs foncières en fonction de cinq (5) types de paysages : urbain, maritime, agroforestier, forestier et minier. À l’exception du paysage minier, les milieux naturels ont une grande valeur ajoutée sur les prix de vente des propriétés privées.

Le deuxième volet permet de conclure que les retombées économiques liées à la présence des paysages mentionnés sont étroitement reliées à l’augmentation de l’attractivité touristique.

L’Entente sur la mise en valeur et la protection des paysages de la région de la Capitale-Nationale a été renouvelée en 2019 par le biais d’une participation bonifiée jusqu’en 2022 des MRC de La Côte-de-Beaupré, Charlevoix, Charlevoix-Est, Portneuf et l’Île d’Orléans, de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), du Secrétariat à la Capitale-Nationale, de Tourisme Charlevoix et du ministère des Transports du Québec.

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One Comment

  • Les résultats de cette recherche, bien venus en démontrant le rôle positif des paysages dans l’économie, sont rassurants, mais surement un peu prévisibles. Il serait surprenant de lire des résultats contraires, sauf pour les cas où l’homme a trop détruit ses environs (Quelques étangs, scories et résidus miniers, l’abandon des structures industrielles désuètes, etc.).

    Le chroniqueur n’a pas donné des liens afin que le lecteur pourrait trouver copie du rapport. Il serait intéressant de le lire et de constater ces résultats qualitatifs et quantitatifs.

    Espérons que les industries et municipalités agissent davantage pour protéger des paysages les plus identitaires et les plus fragiles.

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