Hébergement des travailleurs saisonniers: une solution à la pénurie de main-d’oeuvre

L’île d’Orléans est réputée pour la qualité de son accueil envers les visiteurs. Toutefois, pour héberger les travailleurs saisonniers, ça se complique. C’est pourquoi, dans le cadre du suivi de son plan d’action, le comité main-d’œuvre a proposé comme première action la mise en place d’un outil pour encourager les propriétaires de l’île disposant d’une chambre ou d’un petit appartement à les offrir en location à prix raisonnable.

« Dévoilé le 27 novembre à la Grange de l’île, à Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, ce plan d’action identifie l’hébergement des travailleurs saisonniers comme une partie de la solution à la pénurie de main-d’œuvre qui frappe toute la province et, bien sûr, l’île d’Orléans », a commenté Caroline Roberge, membre du comité main-d’œuvre et copropriétaire du Resto du Sud, à Saint-François-de-l’Île-d’Orléans.

Cependant, lors de la présentation du plan d’action du comité main-d’œuvre qui regroupe, notamment, la MRC de L’Île-d’Orléans, la Chambre de commerce de l’Île d’Orléans, l’Union des producteurs agricoles de l’Île d’Orléans et Emploi Québec, des participants ont constaté que peu de logements ou de chambres à louer sont disponibles à l’île. Même si un inventaire des espaces d’hébergement pour travailleurs saisonniers n’existe pas, le constat est facilement identifiable.

Chez les agriculteurs, les habitations sont offertes depuis plusieurs années aux employés étrangers, ce qui n’est pas le cas pour les travailleurs saisonniers œuvrant dans le tourisme, l’hôtellerie ou l’agroalimentaire.

Des organismes tels que FERME ou ARIMÉ effectuent le recrutement clé en main pour plusieurs producteurs de l’île. L’aspect hébergement demeure la responsabilité de l’agriculteur.

Un des facilitants à la mise en place d’un réseau d’hébergement en résidence privée consiste en un programme pour travailleurs étrangers temporaires qui fixe à 50 $ par mois le loyer que l’employeur doit trouver pour son employé.

C’est sans compter que la majorité des travailleurs saisonniers sont rémunérés à un taux horaire oscillant autour du salaire minimum.

« En conséquence, les loyers pour l’hébergement des travailleurs saisonniers doivent être, dans la mesure du possible, raisonnables », a souligné Mme Roberge, aussi présidente du journal Autour de l’île.

Implication du journal

« Autour de l’île, dans sa mission de donner un outil de développement économique et communautaire au milieu, invite la population à publier ses offres ou besoins d’hébergement pour travailleurs saisonniers dans les éditions papier du journal et sur son site internet http://www.autourdelile.com », a mentionné Caroline Roberge.

Un nouvel onglet a été créé spécifiquement à cette intention : info@autourdelile.com

« Il s’agit d’un moyen pour impliquer la population dans les solutions à la pénurie de main-d’œuvre. En ouvrant leurs maisons à des travailleurs saisonniers, les Orléanais contribuent au dynamisme de l’île d’Orléans. La démarche permet aussi de briser l’isolement des gens vivant seuls », a affirmé Mme Roberge.

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