Chute Montmorency: la SÉPAQ contre nature

On nous apprend que les travaux pour le projet « Expérience Chute » imaginé par la Sépaq ont commencé.

On creuse le lit de la rivière Montmorency au pied de la chute pour y déposer une passerelle semi-submersible, s’appuyant sur des ballasts de béton, afin de servir de passage aux visiteurs. On estime que l’excavation devrait permettre aux poissons de franchir l’obstacle en se faufilant dessous.

L’organisme se targue d’avoir eu toutes les autorisations nécessaires et « qu’il a le souci de préserver le milieu naturel. » Jamais le BAPE n’a été impliqué, ce qui aurait permis de réagir au projet.

La Sépaq ne se rend pas compte que ce projet altère davantage ce milieu fragile qui était encore naturel il y a à peine une cinquantaine d’années, le site ayant presque retrouvé son état d’origine depuis la démolition de l’édifice de la Dominion Textile.

On aurait pu s’en tenir tout simplement à son unique beauté, la chute Montmorency attirant les visiteurs depuis des lustres par elle-même et pour elle-même.

Hélas, on l’a affublée de tous les artifices possibles et inimaginables autour, en bas, en haut, voire en l’air et, on continue, avec une passerelle dite « unique au monde », véritable trottoir reliant les rives au bas de la chute.

Ces ajouts n’attirent plus les touristes. La nature, toujours.

La Sépaq est un maître des lieux indigne de ce site patrimonial.

Disney ne ferait pas pire !

Richard Gagné

Sainte-Pétronille

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