Érosion des berges à Saint-François : des végétaux plutôt que des roches

Depuis 2014, l’érosion des berges gagne du terrain à Saint-François. C’est pourquoi la municipalité s’est associée depuis ce temps avec la Zone d’intervention prioritaire (ZIP) de la région de Québec et Chaudière-Appalaches. Cette collaboration a mené à un projet-pilote visant à contrer l’érosion des berges en favorisant la végétalisation plutôt que l’enrochement.

Grâce à une subvention de 23 000 $ du Fonds Action Saint-Laurent qui fait partie de la stratégie maritime Avantage Saint-Laurent du gouvernement du Québec, une caractérisation de 7 km de berges, à Saint-François, sera effectuée afin de déterminer des pistes de solution qui seront ensuite proposées aux 102 propriétaires de terrain touchés par ce phénomène destructeur du paysage de la municipalité.

« L’érosion des berges pourrait causer des dommages importants au cours des 10 prochaines années. On compte 23 terrains enrochés sur les 102 comptabilisés, mais l’enrochement a pour effet d’accentuer l’érosion chez le voisin qui n’a pas enroché », a commenté la mairesse de Saint-François, Lina Labbé, qui avait convoqué les médias locaux le 8 juillet.

Causée par la hausse de la circulation maritime et les changements climatiques qui diminuent la taille des glaces, l’érosion des berges pourrait être atténuée par la végétalisation, une solution beaucoup moins coûteuse que l’enrochement.

« Un muret coûte de 40 000 à 50 000 $. Un plan d’intervention incluant la caractérisation de la rive ensuite morcelée en tronçons homogènes s’avère une option plus écologique et moins onéreuse pour le citoyen qui doit payer les travaux de sa poche », a souligné la directrice de la ZIP de Québec et Chaudière-Appalaches, Hamida Hassein-Bey.

Un quai problématique

La municipalité fait aussi face à un autre problème en lien avec l’érosion des berges : le quai qui appartient à Transports Canada.

« Nous souhaitons conserver le quai, car il protège le côté ouest de la rive de l’érosion des berges. Toutefois, un mur penche dangereusement et va éventuellement tomber. Le fédéral s’en est débarrassé. Il avait été installé dans les années 1950-1960 pour la voie maritime », a précisé Mme Labbé.

Réalisé grâce aux contributions de 8 000 $ de la municipalité et de 7 000 $ de ZIP, le projet-pilote, qui a débuté en juin, pourrait s’appliquer aux municipalités de Saint-Jean et de Saint-Laurent s’il connaît du succès.

Organisme non gouvernemental de concertation pour la mise en valeur et la réhabilitation du fleuve Saint-Laurent, ZIP tentera de dénicher d’autres sources de financement afin de proposer des exemples de végétalisation aux propriétaires de terrain concernés.

La municipalité et ZIP espèrent d’abord présenter le plan d’ensemble au ministère de l’Environnement du Québec, puis de le soumettre à la population.

« Il est urgent d’avoir une vision globale d’intervention », a argué Mme Hassein-Bey.

Précédent

Le Domaine de la source à Marguerite devient Domaine Sainte-Famille

Suivant

Le Pique-nique gourmet orléanais : un « prêt-à-savourer » formule apéro

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Autour de l'île

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture