Le silence est d’or

« Le silence n’est pas vide, il est rempli de réponses ».

En parcourant de vieux villages en France, comme Conques ou Collonges-la-Rouge, ou même en s’isolant dans un chalet près du fleuve ou dans la forêt, c’est là qu’on découvre à quel point le silence est d’or comme le dit l’expression bien connue. 

Et notre bien-être en dépend. Il est souvent compromis par des bruits non désirés du quotidien qu’on appelle communément la pollution sonore. Les exemples pleuvent autour de nous. Il suffit de penser à la valse régulière des tondeuses et tout ce qui vient avec l’entretien « trop » intense des pelouses, les nombreux vols aériens, les cris dérangeants d’un voisin, le crissement des pneus d’auto, les coups de gaz des motos sur la route et j’en passe. Parfois, je me demande s’il serait possible d’envisager une journée de silence dans le monde pour donner une pause à la planète. Elle en a si besoin !

On définit le bruit comme tout son excessif ou indésirable qui peut avoir un impact négatif chez l’humain et les animaux et qui cause un stress physique et psychologique à ceux qui y sont exposés sur une longue période.

Par ailleurs, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais on vibre souvent à l’humeur du bruit ambiant dans notre environnement. Je ne parle pas ici du merveilleux son de la musique, de celui de la nature sauvage ou de la joie explosive des autres qui font du bien à voir… ou plutôt à entendre. Je parle du bruit régulier qui nous agace, celui qui cause des sautes d’humeur et, je l’avoue, un peu d’intolérance. Le pire, c’est de l’ignorer et de l’accepter comme s’il faisait partie du décor. Un des seuls points positifs que je lui vois, c’est son utilité quand vient le temps d’éviter un accident.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en est consciente. Pour maintenir une qualité de vie sonore acceptable, elle recommande de réduire les niveaux de bruit ambiant à moins de 70 décibels (dBA) pendant une période de 24 heures pour prévenir la perte auditive. Et il n’y pas que les humains qui sont touchés. Il y a aussi les animaux, car certains peuvent entendre des sons à des fréquences beaucoup plus élevées que nous ; par exemple, les chiens, perçoivent les sons jusqu’à 65 000 Hz. La terre entière en souffre !

Mis à part la menace de la perte d’audition, l’humain risque aussi d’éprouver du stress, une perturbation du sommeil, des maux de tête et même des nausées. 

C’est inquiétant, car selon le bioacousticien américain Gordon Hempton, les endroits où le silence règne se font de plus en plus rares partout sur la planète. Il n’en resterait qu’une cinquantaine dans le monde, dont en Afrique, en Amérique du Nord et un seul en France.

Bref, on peut, individuellement, contribuer à sauver le silence en faisant tout simplement un peu moins de bruit. Alors… Chut, les amis ! 

Sources : https://www.ledevoir.com/societe/transports-urbanisme

Vinette : Le silence en bordure du Parc maritime de Saint-Laurent. ©Claude Poulin

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