Le Camp O’Carrefour fermera à l’automne

La pénurie de main-d’œuvre spécialisée, la difficulté de générer d’autres revenus autonomes et les coûts d’entretien de l’immense terrain et des infrastructures auront sonné le glas du Camp O’Carrefour. L’établissement, propriété du Patro Roc-Amadour, qui accueillait des personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme depuis une cinquantaine d’années fermera ses portes à l’automne prochain.

Pour la directrice générale du Patro Roc-Amadour, Marie-Claude Paré, la décision a été très difficile à prendre.

« Nous y songions depuis cinq ans mais on ne voulait pas laisser cette clientèle. On a tout essayé. La priorité était nos jeunes, nos bénéficiaires », a affirmé Mme Paré.

« Ce n’était plus tenable. On ne pouvait pas recruter suffisamment de main-d’œuvre spécialisée avec la difficulté de maintenir un ratio d’un intervenant par client. Lors de la dernière fin de semaine de répit, les 12 et 13 avril, il fallait neuf intervenants pour autant de clients. Les personnes que nous tentions de recruter affirmaient que l’emplacement du camp à l’île d’Orléans et l’éloignement du pont constituaient un frein à leur embauche puisqu’ils ne possédaient pas de voiture », a mentionné la directrice générale.

Comme le terrain est zoné agricole, le développement de nouveaux créneaux à l’île s’est avéré ardu. L’entretien du vaste site et de ses bâtiments nécessitait des coûts que le Patro Roc-Amadour ne pouvait plus assumer.

Comptant une très petite clientèle orléanaise, le Camp O’Carrefour recevait 90 enfants et adultes dans le cadre de camps de jour d’été. Leurs familles devront dénicher un autre organisme pour les accueillir.

Crédit : Camp O’Carrefour

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