Le temps des sucres marque l’inauguration officielle de la saison agricole, mais aussi la période printanière. C’est un moment important dans le calendrier des travaux et des jours. Le temps des sucres a été inscrit par le ministère de la Culture et des Communications sur la liste du patrimoine immatériel.
Les Autochtones ont transmis leurs connaissances sur l’eau d’érable aux premiers colons.
Ces derniers perfectionnent les techniques et créent des outils, objets et bâtiments pour récolter l’eau d’érable.
Robert-Lionel Séguin retrouve des mentions de cabanes à sucre dès le XVIIIe siècle. La construction permanente qui sert de cabane n’apparaît qu’au XIXe siècle.
La cabane à sucre sert à la transformation de l’eau d’érable.
C’est une cabane en bois dont le volume est bas avec un toit à deux versants avec de grands évents à panneaux ouvrants pour permettre l’évacuation de la vapeur. Un réduit accolé au bâtiment principal sert de cuisine et de logis pour les longues veillées de coulée.
Il existe à l’île une cabane datant du début du XXe siècle, possiblement la plus ancienne cabane à sucre sur son territoire et, chose rare, qui n’a pas été modifiée au fil du temps.
Avec le temps des sucres et les nuits à faire bouillir le sirop, les gens se réunissent à la cabane pour célébrer ce moment unique. C’est aussi un lieu pour les rendez-vous galants ou un lieu de rassemblement joyeux pour les réunions familiales.
On s’amuse, on fête, on célèbre le printemps et le beau temps à venir, mais aussi on déguste et savoure le sirop et la tire d’érable.
Les cabanes à sucre sont très populaires à l’île. Phénomène assez remarquable, elles se renouvellent et plusieurs sont construites sur le modèle des anciennes, mais plus petites. Quelques-unes sont situées en plein boisé, mais d’autres se trouvent sur le bord du chemin Royal et donc facilement accessibles.
Photo : Cabane à sucre datant du début du XXe siècle, possiblement la plus ancienne sur le territoire. © Pierre Lahoud



