Les touristes ont commencé à envahir l’île d’Orléans si bien que de longues files de voitures ont été observées en fin de semaine, en raison de problèmes avec les feux de circulation à la sortie nord du pont de l’île. Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) y a apporté des corrections rapidement.
« Le MTMD demeure très sensible à l’enjeu des entraves routières pour se rendre à l’île. On est dans une période d’adaptation. On a déjà apporté quelques modifications, notamment au phasage des feux de circulation à la sortie nord du pont. Il y a encore des ajustements à apporter », a commenté le directeur du grand projet du pont de l’île d’Orléans, Jean-Nicolas Poulin.
Lors d’une visite médiatique du chantier, ce matin, M. Poulin a ajouté qu’une initiative a été mise de l’avant concernant l’avancement des travaux.
« On a rencontré les élus de l’île d’Orléans, la semaine dernière. On a convenu de former un comité de mobilité. Toutes les semaines, nous allons rencontrer les élus avec l’entrepreneur (Groupe Héritage de l’Île d’Orléans) et le MTMD pour s’assurer d’apporter les ajustements en temps réel. Il y a eu quelques désagréments au cours des derniers jours. On continue de surveiller ça de près », a précisé M. Poulin.
Fondations profondes
Les premiers travaux pour le nouveau pont de l’île d’Orléans consistent en l’installation d’infrastructures temporaires qui vont permettre la construction du pont et des fondations profondes.
« Présentement, on voit une jetée temporaire qui permet de commencer la construction des fondations profondes. La même procédure sera utilisée pour la rive sud du pont. Une estacade sera ajoutée pour donner accès au premier pilon », a souligné Jean-Nicolas Poulin.
Les prochaines étapes au cours de l’été et de l’automne vont permettre de poursuivre la construction des infrastructures profondes. En parallèle, la conception du projet se poursuit.
Les échéanciers demeurent les mêmes : mise en service du nouveau pont en 2028. Les paramètres financiers d’un coût total de 2,579 G$ sont respectés jusqu’à présent.
Poissons et profondeur
Pour le MTMD, il s’agit du plus important projet dans la région de Québec et un des plus importants dans la province.
Le projet revêt un caractère particulier en raison des espèces menacées ou vulnérables. Des mesures s’appliquent pour les protéger.
Il y a eu un blitz des travaux jusqu’au 15 mai, date butoir pour préserver le milieu de vie des poissons. Les travaux pour les fondations profondes vont reprendre le 1er août, sauf ceux pouvant se réaliser à marée basse.
Au niveau géotechnique, grâce à une grue foreuse, une cinquantaine de pieux vont atteindre 80 mètres de profondeur (hauteur du Château Frontenac) et 3 mètres de diamètre afin d’asseoir le pont dont la durée de vie est établie à 100 ans sur le roc pour assurer une stabilité et une conformité aux exigences sismiques du secteur.
Pour respecter les normes sonores, les travaux les plus bruyants sont effectués de jour. La nuit est consacrée aux travaux les moins bruyants.
Cet été, de 175 à 200 travailleurs sont à pied d’œuvre. Au plus fort du projet, on en comptera de 600 à 700. Si l’expertise locale est disponible, des sous-contractants de la région seront utilisés.
Vignette : La jetée temporaire permettra d’effectuer des travaux en profondeur pour installer des pieux. © Marc Cochrane
Photos : Marc Cochrane
Vidéo : https://youtu.be/orOrRWTO73k







