Le 8 mars dernier, on célébrait la Journée internationale des droits des femmes. Ce jour mériterait d’être souligné à l’année pour tout ce que les femmes font chaque jour, de petit ou de grand, dans leur univers ! Fait intéressant : en 2027, l’Organisation des Nations unies (ONU) qui l’a officialisée en 1977, en soulignera le 50e anniversaire à l’échelle internationale.
Il en a fallu des Thérèse Casgrain (1896-1981), des Claire Bonenfant (présidente du Conseil du statut de la femme, née à Saint-Jean en 1925 et décédée en 1996), des Pauline Marois, des Janette Bertrand pour faire avancer les droits des femmes au Québec. Chacune, à sa façon, a contribué à ces progrès : droit de vote, accès aux études et aux ambitions professionnelles, création de services de garde abordables, congés de maternité prolongés, amélioration de l’égalité en emploi et évolution des mentalités.
Heureusement, il y a encore aujourd’hui de ces militantes qui se battent pour nous, afin que nous soyons reconnues, à juste titre, comme les égales des hommes sur les plans économique, social, culturel et politique. Pensons aux organismes tels que les Centres de femmes du Québec, le Conseil du statut de la femme, la Fédération des femmes du Québec. Ces organisations veillent à défendre nos droits et interviennent dans des moments cruciaux pour lutter contre la violence faite aux femmes, la pauvreté et la discrimination au travail. Beaucoup de travail reste toutefois à accomplir ! Les féminicides nous rappellent durement que les droits des femmes peuvent vaciller, même si des progrès sont réalisés. Sans l’engagement constant de ces femmes, individuellement ou collectivement, nos acquis restent fragiles. Souvenons-nous-en !
Et, je profite de cet hommage pour remercier celles qui, dans l’ombre, ont cru en nous et en la force du pouvoir féminin, et qui nous ont aidées à concrétiser nos rêves et nos aspirations. Je parle ici de nos grand-mères et de nos mères. Elles nous ont ouvert la voie vers la liberté d’agir et de penser. Grâce à elles, nous pouvons étudier, réaliser nos ambitions, nous exprimer librement, travailler, relever tout type de défis, faire notre place et nous dépasser comme fille, femme, mère et conjointe au sein de la société.
Malheureusement, notre réalité demeure bien différente de celle de bien d’autres femmes ailleurs dans le monde. En Inde, en Afghanistan, en Iran, au Pakistan et j’en passe, tout est à bâtir pour que la femme soit libre de parler, de s’instruire, de sortir, de travailler, même de choisir ses vêtements sans craindre pour sa vie!
En 2022, la jeune Iranienne Mahsa Amini est morte après avoir été arrêtée pour avoir enfreint les règles vestimentaires imposées aux femmes. Son décès a provoqué une onde de choc internationale et est devenu le symbole du mouvement « Femme, Vie, Liberté » pour les droits des femmes et des libertés civiles. Mais le massacre continue… Combien faudra-t-il encore de sacrifices pour que ces voix soient entendues ?
J’ose espérer un avenir plus lumineux pour ces femmes qui ont le droit, comme nous, de vivre en toute liberté ! Célébrons la femme partout dans le monde !
Sources : https://csf.gouv.qc.ca/ ; https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2104565/deuxieme-anniversaire-deces-mahsa-amini; https://www.un.org/fr/observances/womens-day/background.
Photo : Claire Bonenfant, présidente du Conseil du statut de la femme et native de Saint-Jean. © BAnQ


