Pas question d’un troisième lien qui passe par l’île d’Orléans

S’il n’en tient qu’aux six maires de l’île d’Orléans, il n’est pas question que le troisième lien reliant Québec à Lévis passe par l’île.

Sollicités par de nombreux citoyens sur le sujet, les maires des municipalités formant la MRC de L’Île-d’Orléans souhaitent informer la population de leur position unanime défavorable à l’endroit du projet mis de l’avant par le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime.

« Fréquemment, les six maires sont interpellés par nos citoyens, inquiets à l’idée qu’un lien interrives passe sur l’île. Par la présente, nous tenons à les rassurer que nous sommes contre cette intention », déclare le préfet de la MRC de L’Île-d’Orléans et maire de Saint-Jean, Jean Lapointe.

« Notre sortie n’a rien à voir avec la politique. Notre position ne concerne pas un projet émanant d’un parti en particulier, mais vise à s’opposer à tout projet qui pourrait endommager nos terres agricoles, le garde-manger de la région de Québec », ajoute M. Lapointe au représentant d’Autour de l’île.

Le préfet affirme que les infrastructures actuelles ne permettent pas l’implantation d’un troisième lien empruntant l’île d’Orléans.

« Le nouveau pont, la côte du Pont et la route Prévost ne sont pas conçus pour ça », mentionne M. Lapointe en spécifiant que la sortie médiatique des maires n’est pas liée au sondage de Segma-Radio-Canada-Le Soleil publié la veille de leur prise de position.

Selon ce sondage, 55 % des résidents de la région de Québec se disent favorables à la construction d’un troisième lien à l’est. Le projet le plus populaire s’avère celui présenté par Éric Duhaime qui propose un pont à deux voies de circulation reliant l’île à la rive sud.

La proposition du chef du PCQ obtient 29 % d’appui, contre 26 % pour un troisième lien à l’est sans passer par l’île d’Orléans, comme proposé par la Coalition avenir Québec.

Protéger des paysages uniques

Les maires rappellent que, le 18 février 2025, une motion a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale du Québec. Celle-ci soulignait l’importance de protéger les paysages uniques de l’île d’Orléans, qui font partie intégrante du patrimoine visuel et culturel de la région de Québec, et demandait au gouvernement du Québec de respecter les principes de préservation du patrimoine et de développement durable dans ses projets d’infrastructure.

Photo : L’île d’Orléans est zonée agricole à 95 %. © Pierre Lahoud

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