La vocation que souhaite donner la municipalité de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans à l’ancien presbytère ne fait pas l’unanimité auprès de la population. Alors que le conseil municipal prône une vocation mixte avec des affectations publique et commerciale, certains citoyens suggèrent que le bâtiment adopte une mission entièrement communautaire.
Ce sujet a été abordé lors de l’assemblée mensuelle du 9 décembre à laquelle ont pris part une vingtaine de personnes.
Responsable des dossiers culture, patrimoine et tourisme, le conseiller municipal Gilles Godbout a rappelé que la municipalité avait acquis le presbytère de la fabrique en même temps que le terrain des loisirs au coût de 381 100$, en 2016. L’édifice, érigé près de l’église en 1850, a besoin d’importants travaux de rénovation pouvant atteindre quelque 750 000$, selon le conseiller municipal Nicolas Girard.
«Déjà, des travaux ont été effectués à l’extérieur, à la toiture et aux boiseries. Des plans ont été réalisés pour l’intérieur afin d’assurer une occupation maximale de plancher tout en respectant les normes du ministère de la Culture et des Communications et de la Régie du bâtiment», a précisé M. Godbout.
Ce dernier a souligné que la plomberie, le chauffage et l’électricité devront être changés. L’escalier central ne pourra pas être utilisé et un monte-personne sera installé derrière le bâtiment afin d’accéder au rez-de-chaussée. «Afin d’assumer ces dépenses, nous nous servirons des 200 000$ issus de la vente de l’ancien bureau municipal et du Programme de transfert de la taxe fédérale sur l’essence aux municipalités (TECQ). Il devrait rester 20 % à payer par la municipalité», a mentionné Gilles Godbout.
Revenu d’appoint
Le conseiller municipal propose qu’un commerce opère dans une partie de l’ancien presbytère afin d’amener un revenu additionnel qui permettrait d’aider à payer les frais de fonctionnement et le remboursement de l’hypothèque. L’autre partie servirait à une cuisine et à une vocation publique, soit pour toute la population.
Lors de la période de questions, des citoyens ont affirmé souhaiter que l’occupation du bâtiment soit consacrée entièrement au communautaire, avec des activités intergénérationnelles qui vont de pair avec la politique familiale de la municipalité.
«Depuis deux ans, l’activité Saint-Laurent, village maritime est en vigueur. Par sa beauté et par son positionnement près de l’église, du stationnement et du quai, l’ancien presbytère possède le plus grand potentiel d’attraction dans le village. La municipalité vise des activités pour tous, pas seulement pour le communautaire», a renchéri M. Godbout. Il a ajouté que cela ne voulait pas dire que la municipalité rejette le communautaire pour autant. Saint-Laurent espère ainsi augmenter les espaces pour sa population. «Il n’y aura pas d’espace étiqueté communautaire. Toutes les surfaces demeurent ouvertes », a précisé M. Godbout.
Une citoyenne, Sophie Grignon, a proposé au conseil municipal qu’un comité de citoyens s’adjoigne aux démarches afin qu’ensemble puisse être définie l’occupation de l’ancien presbytère et que la population puisse être sondée sur ses besoins.
Nom à trouver
Selon M. Godbout, au cours des prochains mois, un concours sera organisé afin de trouver un nom au bâtiment. Du mobilier sera acquis en attendant que le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation autorise les travaux de rénovation de l’édifice.
Le presbytère de Saint-Laurent a été érigé en 1850. @Sylvain Delisle


