Abattage d’arbres à Sainte-Pétronille: un passage obligé afin de respecter l’environnement

L’expression On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs pourrait s’appliquer au projet d’assainissement des eaux usées à Sainte-Pétronille. Dans ce cas-ci, quelque 250 arbustes et une vingtaine d’arbres arrivés à maturité ont dû être abattus afin de réaliser les travaux qui éviteront à une centaine de résidences de déverser leurs eaux usées dans le fleuve et d’ainsi préserver l’environnement.

Mandatée au coût de 230 000 $ plus taxes, la firme Arboriculture de Beauce a coupé les arbres et arbustes le long du chemin Royal, près des rues Laflamme et Gagnon et de la rue de l’Église du 26 octobre au 6 novembre.

« Tout le monde tient aux arbres, mais il fallait le faire pour permettre l’installation du réseau d’égouts sanitaires et pluviaux au printemps 2021. Nous avons limité la coupe au maximum. Nous avons surtout coupé des mauvaises herbes et arbustes sur le bord de la route sous les lignes électriques », a commenté le maire de Sainte-Pétronille, Harold Noël, en entrevue à Autour de l’île.

Précisant que le montant de la facture pourrait être revu à la baisse en raison du nombre d’arbres abattus, M. Noël a ajouté que la municipalité avait obtenu l’autorisation du ministère de la Culture et des Communications pour procéder ainsi.

Effectuée sous la surveillance d’une firme spécialisée au coût de 20 700 $ plus taxes, la démarche visait aussi à élaguer 80 arbres et raser 42 mètres de haies.

Les travaux ont touché 39 propriétés et font partie d’un plan qui consiste à reconstruire le chemin Royal et déplacer une vingtaine de poteaux d’Hydro-Québec afin de régulariser la largeur de la voie asphaltée et des trottoirs qui est insuffisante présentement.

Enfouissement des fils souhaité

À ce sujet, des citoyens de la municipalité ont souhaité que la municipalité enfouisse ces fils par mesure de sécurité mais aussi afin d’améliorer l’allure du paysage.

Ce à quoi le maire a rétorqué que cette option avait été analysée par le conseil municipal en 2012.

« Nous avions demandé à Hydro-Québec, Bell Canada et Vidéotron si des programmes d’aide financière existait, mais seule Hydro-Québec proposait une contribution pour 25 % du coût des travaux. Pour une distance de 500 mètres, à partir de la Chocolaterie de l’Île d’Orléans, il en aurait coûté environ 1,2 million $ soit une hausse de taxe de 10 % sur 10 ans qui aurait été assumée par l’ensemble des contribuables de la municipalité. Nous avons préféré ne pas retenir cette idée », a déclaré Harold Noël.

Le maire ajoute que les plans d’assainissement des eaux usées, un projet qui date de 2003 à Sainte-Pétronille, sont fiables à 95 % et qu’il est trop tard pour envisager un enfouissement des fils.

Reboisement en 2022

Une fois que le nouveau réseau d’égouts sanitaires et pluviaux aura été testé et raccordé aux résidences concernées aux frais des propriétaires, la municipalité procédera au reboisement du site en 2022. Des protocoles d’entente sont été signés avec les ministères des Affaires municipales et de l’Habitation ainsi que des Transports qui contribueront au financement du nouveau réseau d’assainissement des eaux usées.

Sainte-Pétronille constitue la dernière municipalité de l’île à moderniser son système alors que le cœur du village est encore desservi par des réseaux privés qui rejettent leurs eaux usées directement au fleuve. Le territoire visé couvre essentiellement le chemin Royal, depuis la rue de l’Église, près de la mairie, jusqu’à l’entrée de la rue du Quai. Le projet inclut également la rue Laflamme-Gagnon.

Une station de pompage, située au coin de la rue de l’Église et du chemin Royal, permettra de refouler les eaux usées vers la station de traitement située sur le terrain de la municipalité. Une seconde station de pompage est prévue à l’extrémité de la rue Laflamme-Gagnon.

Pour le traitement des eaux usées, on envisage l’utilisation du système Bio-Nest, un système mécanique où l’on injecte de l’air pour accélérer la décomposition. Le retour des eaux traitées se fera dans un tuyau jusqu’à au coin de la rue de l’Église et du chemin Royal, puis par un émissaire jusqu’au fleuve.

La firme SNC-Lavalin qui est chargée de réaliser le projet. La firme Stantec en assurera la surveillance.

Le réseau de collecte sera subventionné à 75 % et le réseau de traitement à 85 %. Les propriétaires des habitations raccordées au nouveau réseau municipal devront se partager le reste des coûts par leurs taxes municipales. L’ensemble de la population assumera uniquement la portion des services reliés à la municipalité, soit la mairie et le centre communautaire.

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