La précurseure du naïf Lollipop s’installe à l’île d’Orléans

Des inventions célèbres sont nées d’un incident. Il en va de même du style de peinture naïf Lollipop créé par Alex De Lavoie qui a installé ses pénates, en juillet, à Saint-Jean.

L’artiste peintre originaire de Packington, dans le Bas-Saint-Laurent, a donné naissance au naïf Lollipop après avoir sursauté alors qu’elle peignait une toile de naïf commandée par la coiffeuse de sa mère, en 2000.

« J’étais à Sherbrooke. Au moment où je suis en train de déposer mon pinceau pour faire la première ligne du contour de l’œil, la coiffeuse entre dans la chambre en silence et s’écrie : « Mais, c’est donc ben beau ! » Je sursaute, alors le point s’est accroché pour former un œil en forme de virgule. Constatant la beauté du résultat, je ne l’efface pas. J’ai des frissons à la grandeur du corps sans comprendre pourquoi à ce moment-là, car j’ai capté l’expression du petit bonhomme spontanément avec cette virgule qui sert aussi à illustrer le nez et la bouche. C’est là que le naïf Lollipop est né », a raconté la dame qui peint avec des gants blancs.

Inspiré du suçon

Elle était loin de penser être la première dans le monde de l’art naïf à donner de l’expression et du mouvement avant de rencontrer le directeur du Musée international d’art naïf de l’époque, M. Mennyel, lors d’une exposition à Magog.

Il baptisa ce style du nom de Lollipop en raison du mouvement que l’on retrouve dans le suçon du même nom.

« C’est par un accident de parcours que cette belle aventure m’a remis les pieds sur la route de l’art où je vends bonheur et sourire à chaque rencontre avec mon public. Je suis la « Poune » des années 2000. J’aime mon public et mon public m’aime ! »

Depuis, les commandes de toiles, les expositions et les symposiums se sont multipliés pour cette artiste autodidacte qui transpose son art dans des casse-têtes et dans des contes pour enfants.

« La Galerie Jeannine Blais, spécialisée internationalement dans l’art naïf, me représente. Je suis en permanence au Musée International d’art naïf, à Magog. Cet accident de parcours s’est retrouvé aux Archives nationales du Canada et du Québec », a souligné celle qui s’adonne ces jours-ci à produire des boules avec des faces de petits bonhommes à virgules pour des marchés de Noël. 

Avant de reprendre vie grâce à sa découverte, Alex De Lavoie s’était spécialisée durant 40 ans dans la copie d’œuvres existantes. Après qu’on lui ait dit qu’elle ne peignait que pour les autres, l’artiste peintre a jeté ses productions et a visité plusieurs pays afin de « se retrouver ». De retour au Québec, à la suite du décès de sa mère, les planètes se sont alignées au soir fatidique de la création du naïf Lollipop.

Amoureuse de l’île

Alex De Lavoie a choisi d’habiter à l’île d’Orléans après avoir parcouru les quatre coins de la planète.

« Depuis 1987, je rêvais d’être à l’île de Félix. J’ai toujours souvenir de chansons de racine québécoise. J’y suis, après quelques tribulations géographiques. Avec le temps, je vais ouvrir mon atelier de peinture au public, mais pour l’instant, je suis à faire les rénovations nécessaires avant cette étape », a confié l’artiste.

Pour plus d’informations : 819 437-2752, www.lenaiflollypopdalexdelavoie.com Facebook.com/alexdelavoiepeintre

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