Une première Orléanaise au Tournoi pee-wee de Québec

Marianne Gosselin évolue à l’aile droite et porte le numéro 10. Ça vous rappelle quelqu’un ? Comme le regretté Guy Lafleur dans sa jeunesse, la hockeyeuse de 11 ans, de Saint-Laurent, s’aligne avec les As de Québec. Elle peut toutefois se vanter d’être la première Orléanaise à prendre part au 63e Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

La fille de Bruno Gosselin et d’Annie D’Amours sautera sur la glace du Centre Vidéotron ce dimanche 12 février, à 13 h, alors que la formation féminine M13 affrontera les Atlantic Girls Selects (États-Unis).

« Je trouve ça le fun. J’ai hâte », a déclaré une Marianne peu volubile et même un peu gênée d’accorder une entrevue à un journaliste dès son jeune âge.

L’élève de 6e année de l’Externat Saint-Jean-Berchmans, à Québec, pourra vivre des moments inoubliables à sa première année chez les As de Québec AAA M13 puisque l’équipe a obtenu son laissez-passer au plus important tournoi pee-wee au monde grâce à son premier rang de la Ligue de hockey excellence du Québec (LHEQ), au moment de la sélection des 12 clubs qui forment la première classe féminine de l’histoire de l’événement.

Le résultat du match déterminera le prochain adversaire des As et la date du match.

Au moment de mettre sous presse, les As occupaient la deuxième position d’une ligue de huit équipes en vertu d’une fiche de 12 victoires, quatre revers et autant de matchs nuls en 20 parties, à trois points des Étoiles de Laurentides-Lanaudière.

Côté individuel, Marianne Gosselin a marqué deux buts et ajouté une passe pour trois points en 20 rencontres en plus d’avoir passé deux minutes au cachot.

Celle qui a choisi de jouer au hockey afin de suivre les traces de son frère de 12 ans, Matthias, qui porte les couleurs de l’Arsenal de l’Académie Saint-Louis, à Québec, estime que son maniement de bâton et son coup de patin constituent ses principales qualités.

« Mes entraîneurs Isabelle Plouffe et Jean-Nicolas Morin m’ont dit que je dois améliorer mon jeu de position, surtout en zone défensive », a confié la jeune fille du haut de ses 4 pi 8 po.

Marianne Gosselin possède un peu d’expérience dans le hockey de haut niveau. L’an passé, elle faisait partie d’un regroupement de joueuses formant l’équipe Mélodie Daoust. Son club avait baissé pavillon dans une finale présentée au Centre Bell de Montréal, le 18 décembre dernier.

La sportive qui a amorcé sa jeune carrière à l’âge de 8 ans avec les Aigles de Côte-de-Beaupré/Île d’Orléans puis avec les Citadelles de Québec a découvert le volet international de notre sport national dans le cadre de deux matchs préparatoires qui ont été disputés à Wendake, contre la France et la Suisse.

Des parents fiers

Dimanche, ses parents assisteront à cette page d’histoire alors que leur fille vivra les mêmes émotions que les Wayne Gretzky, Patrick Roy, Sylvain Côté et, bien sûr, le Démon blond.

« Nous sommes fiers de Marianne. Elle met beaucoup d’efforts et n’abandonne jamais. Elle s’améliore vite car, au début, elle ne savait même pas patiner. Le sport est bon pour la confiance en soi et la discipline », a commenté la maman de Marianne, Annie D’Amours.

Pour son passage au secondaire, quelques options s’offrent à Marianne et à ses parents. Elle a déjà été acceptée au Séminaire Saint-François et au Collège François-de-Laval en plus d’avoir son nom inscrit sur la liste d’attente du programme hockey-études à l’École secondaire de la Seigneurie, à Beauport.

Entretemps, la hockeyeuse continuera à sillonner les routes des quatre coins du Québec afin d’affronter les sept autres formations qui composent la LHEQ. Les As disputent leurs parties locales au Pavillon de la jeunesse.

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