Communiqué — C’est une vingtaine de représentants des médias de la région de la Capitale-Nationale, dont Autour de l’île, qui ont participé, hier, au centre communautaire de L’Ange-Gardien, à la rencontre organisée par les députées fédérales Caroline Desbiens et Julie Vignola en compagnie de Martin Champoux, porte-parole du Bloc québécois en matière de Patrimoine et député de Drummond à propos de la Loi sur les nouvelles en ligne (C-18) visant à forcer les géants du web à négocier des ententes avec les médias canadiens pour compenser le partage de leur contenu journalistique.
Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’une tournée québécoise pour connaître la réalité des
médias sur le terrain, particulièrement dans le contexte de l’adoption de ce projet de loi et du bras
de fer qui oppose les géants du web tels que Méta et Google, les médias régionaux et le
gouvernement.
« C’est essentiel d’aller à la rencontre des médias locaux pour constater les effets du blocage des
contenus de nouvelles par les plateformes de Meta. L’impact financier est préoccupant, mais
plusieurs s’inquiètent surtout de la perte d’un intermédiaire de diffusion privilégié par la majorité
des Québécois. Au défi de rentabilité s’ajoute celui d’attirer la clientèle à la source même des
nouvelles. Le gouvernement doit tendre l’oreille et adapter le soutien aux besoins réels sur le
terrain. Notamment, soutenir les plus petits médias dans une transition numérique efficace serait
un bon moyen de les aider à leur survie dans un univers de plus en plus numérique », explique
Martin Champoux.
« Je suis contente de voir que tous les types de médias étaient représentés : web, radios,
télévisions, journaux et même des journalistes indépendants étaient présents. Il est important de
soutenir l’information régionale ! Qu’auraient fait nos citoyens sans TV-CO, CIHO et Le
Charlevoisien durant les inondations de ce printemps ? » souligne Caroline Desbiens, députée
de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix.
« Clairement, il ne faut pas plier et abdiquer face aux compagnies multimilliardaires qui tentent
d’imposer leur volonté ! Mais est-ce qu’on peut trouver des solutions pour les contourner ? Est-ce
qu’on peut réapprendre aux gens à s’approvisionner à la source de l’information ? La législation a
sa raison d’être, mais on doit continuer à militer pour des programmes qui soutiendront la
production journalistique pour les grands médias, mais sans oublier les petits médias régionaux »,
déclare Julie Vignola, députée de Beauport-Limoilou.
« La loi ne réglera pas tout instantanément et le fédéral doit s’impliquer davantage. Les médias
régionaux sont essentiels à leurs communautés et à la démocratie. Nous en avons assez perdu
comme ça ! », conclut Martin Champoux.



