La qualité de vie des résidents du CHSLD Alphonse-Bonenfant : la mission de Julie Ferland

Assurer une qualité de vie pour les 50 résidents du Centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) Alphonse-Bonenfant tout en ayant le souci du bien-être des employés qui y travaillent, voilà la mission que s’est donnée la gestionnaire de l’établissement de Saint-Pierre, Julie Ferland.

L’infirmière de formation est arrivée en avril 2020, en pleine pandémie de la COVID-19, après avoir œuvré à la prévention et à la gestion des risques au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale.

« C’est un beau défi de prendre soin de la santé et de la sécurité des résidents, de leur offrir une programmation de loisirs, de leur donner un milieu de vie, car ils sont chez eux. On doit s’adapter à eux », affirme la citoyenne de Beauport, originaire de Saint-Tite-des-Caps.

« Les résidents connaissent mon nom et je connais tous leurs noms. Lorsque j’ai besoin de me changer les idées de mes tâches administratives, je sors de mon bureau et je vais à leur rencontre. Leurs sourires, leurs câlins et leurs regards me font beaucoup de bien. C’est très gratifiant. Quand Ray Arseno ou un autre musicien vient jouer de la musique, je vais danser avec eux », confie Mme Ferland.

Partenaires indispensables

Veiller au bien-être de 50 personnes âgées ne peut s’accomplir sans le précieux travail des employés et des partenaires indispensables.

« Je tiens aussi à ce que les employés soient heureux dans leur travail. Ils contribuent pour beaucoup dans le quotidien des résidents. Le comité des résidents apporte son appui, tout comme la dizaine de bénévoles, notamment lors des activités de loisirs. Il en va de même des différentes directions de services techniques ou de logistique », souligne-t-elle.

L’offre de loisirs est l’un des facteurs clés de la qualité de vie.

« C’est super important de proposer une programmation de loisirs étoffée afin de leur permettre de socialiser. La Fondation Pause-Bonheur collabore de près ou de loin à peaufiner cette programmation », ajoute Julie Ferland.

Un projet lui trotte dans la tête, soit le jardin d’Alphonse-Bonenfant, qui permettrait d’exploiter le terrain de la terrasse afin de créer une expérience sensorielle et intergénérationnelle. Des bancs, une balançoire, une aire de jeux, des fleurs, des fines herbes et la vue imprenable sur le fleuve. L’endroit servirait aux résidents et aux familles lors des visites.

En cinq ans, la gestionnaire a mis en place des initiatives appréciées, comme l’espace Bona-Café, le frigo-partage en collaboration avec la Démarche ICÎ, le local de recueillement aménagé dans l’ancienne chapelle, le mémorial en hommage aux résidents décédés, la nouvelle décoration de la salle à manger et les boîtes postales pour le courrier des résidents.

Des jeunes impliqués

Implanté en 1983, le CHSLD Alphonse-Bonenfant peut aussi compter sur l’implication de son voisin d’en face, l’école de Saint-Pierre.

« Des jeunes de l’école ont participé à la visite de Bonhomme Carnaval, qui s’est agenouillé devant chaque résident. Ils étaient présents lors de la course des cocos de Pâques et ont savouré de la fondue au chocolat avec les résidents. En collaboration avec le Carrefour jeunesse-emploi Montmorency, des jeunes ont fait des petits gâteaux avec des résidents », mentionne Mme Ferland.

Des bénéficiaires du CHSLD Alphonse-Bonenfant ont pris part à la marche de la Journée internationale des aînés, organisée par l’Association Bénévole de l’Île d’Orléans, le 1er octobre dernier, à Saint-François.

Julie Ferland n’entend pas se reposer sur ses lauriers. Le milieu de vie du CHSLD Alphonse-Bonenfant ne s’en portera que mieux.

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