Un navire sur le fleuve, voilà de quoi aura l’air le futur pont de l’île d’Orléans qui sera réalisé selon les délais connus soit en 2027.
Le ministre des Transports (MTQ), François Bonnardel, et la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Émilie Foster, ont dévoilé les détails architecturaux de la construction du nouveau pont à haubans, ce matin, en conférence de presse à l’amphithéâtre Daniel-Johnson de l’Édifice Marie-Guyart à Québec.
Le consortium Groupement Origine Orléans, composé des firmes Stantec et EXP, a été retenu pour réaliser les études d’avant-projet du nouveau pont. Le projet du consortium gagnant répondait aux particularités du milieu, comme son paysage exceptionnel et ses attraits patrimoniaux et touristiques. Le consortium s’est allié à des collaborateurs de réputation mondiale dont Michel Virlogieux, le père du viaduc de Millau, en France.
« Nous avons opté pour un concept épuré et élégant. Il est inspiré d’un navire sur le fleuve avec les haubans faisant office de voiles. Sa mise en lumière la nuit en fera un ouvrage de calibre international », a souligné le porte-parole du consortium, Martin Thibault.
La population sera appelée à se prononcer sur la proposition dans le cadre de consultations publiques sur le projet et sur la valorisation du pont actuel.
« C’est avec fierté que nous dévoilons ce projet d’envergure tant en matière d’ingénierie que d’architecture. Le nouveau pont à haubans de l’île d’Orléans sera à la hauteur de ce site de grande valeur patrimoniale, historique et économique. Je suis convaincu que ce nouveau lien saura plaire aux Québécois, tant à ceux qui vivent aux abords que ceux qui seront de passage dans la région », a déclaré M. Bonnardel.
Refusant de dévoiler les coûts du futur pont en raison de la procédure d’appels d’offres, le ministre a rappelé que le MTQ travaille à la réalisation de l’étude d’impact sur l’environnement et pourra, à partir de maintenant, poursuivre la conception préliminaire du projet avec le prestataire de services. Les travaux préparatoires à la construction de la nouvelle infrastructure débuteront en 2022, du côté de l’île. Si tout va bien, il pourrait se terminer une demi-année avant l’échéance prévue, selon M. Bonnardel.
Faisant partie du projet de loi 66, le nouveau pont à haubans, d’un peu plus de 2 kilomètres de long, sera situé à environ 120 mètres à l’ouest du pont actuel. Il comprendra une voie de circulation par direction ainsi que des accotements et une piste polyvalente de part et d’autre des voies de circulation.
« Les concepteurs ont su proposer une infrastructure qui se marie au paysage et à l’histoire bien vivante de l’île d’Orléans. Le nouveau pont remplacera ainsi adéquatement l’actuel, construit il y a plus de huit décennies, tout en procurant aux citoyens de nouveaux avantages, dont la possibilité d’y circuler à vélo en toute sécurité et de profiter d’aménagements sur les deux rives du fleuve Saint-Laurent », a commenté Émilie Foster.
Rappelant que ce dossier constituait un enjeu majeur lors de son élection en 2018, la députée a affirmé que le futur pont représentait un atout essentiel pour l’Île d’Orléans et la région de Québec. Elle a aussi noté l’aspect identitaire de l’île et que le pont servira de connexion entre deux liens patrimoniaux.
Préfet enchanté
Le préfet de la MRC de L’Île-d’Orléans et maire de Sainte-Pétronille, Harold Noël, s’est dit enchanté de cette annonce.
« Ça confirme que nous aurons un pont qui répond aux insulaires pour 100 ans, notamment aux agriculteurs. Les délais de construction seront respectés et les problèmes de surcharge des camions qui sévissent présentement seront réglés », a mentionné M. Noël qui apprécie l’architecture retenue pour le nouveau pont.
Le préfet a aussi noté que la nouvelle structure empêchera les glaces de tomber sur les véhicules, en hiver. Il approuve les consultations publiques portant sur les approches des deux côtés. Il invite la population à proposer des idées, à l’instar de la MRC qui devrait y prendre part.


