Pour ses 100 ans, la Ferme du Mitan s’offre un complexe laitier robotisé

Les cinq propriétaires de la Ferme du Mitan ont choisi une façon originale de souligner le 100e anniversaire d’existence de l’entreprise agricole du chemin des Côtes à Saint-Jean en se dotant d’un complexe laitier robotisé.

Le vaste bâtiment de 250 pieds de long par 140 pieds de large et 23 pieds de haut à son sommet comptera notamment deux robots qui pourront traire 130 vaches holstein en lactation ainsi qu’une capacité de 30 vaches en préparation de vêlage et 25 en congé de maternité.

« Nous avions le choix de moderniser les bâtiments actuels ou d’en ériger un neuf à la fine pointe de la technologie. Après avoir visité 12 fermes laitières robotisées en Beauce, au Saguenay et un peu partout au Québec, nous avons décidé d’y aller pour un complexe laitier robotisé, car toutes les fermes qui ont adopté ce procédé sont satisfaites des résultats », a affirmé Maxime Létourneau, copropriétaire de la Ferme du Mitan en compagnie de son père Alain, de son oncle Jean, ainsi que de ses cousins Éric et Gabriel, tous des Létourneau.

Ayant nécessité un investissement de 2,5 millions $, le nouvel équipement s’avère avantageux pour la qualité de vie de l’animal.

« La vache ne sera plus attachée. Elle pourra déambuler, se nourrir et dormir sans contraintes au son de la musique d’ambiance. Deux allées d’alimentation sur les côtés de la bâtisse permettront aux vaches de se faire traire par deux robots au centre qui joueront le rôle de soigneur à moulée. La vache sera attirée et un bras artificiel se connectera aux trayons pour retirer 100 % du lait sans douleur ni stress pour l’animal. Le confort des bêtes va être optimal. Comme passer d’un hôtel trois étoiles à cinq étoiles », a précisé Maxime Létourneau, en spécifiant que les mammites sont réduites à zéro.

Construit en structure d’acier avec un toit en tôle, le complexe laitier robotisé devrait être fonctionnel au début décembre après des travaux de huit mois.

Autre raison qui a motivé les cinq agriculteurs est que la ferme a atteint son quota de 95 vaches. Le nouveau bâtiment permet de hausser le quota à 130 vaches.

L’ajout apporté à la Ferme du Mitan s’avère aussi positif pour l’efficacité des agriculteurs. Un ou deux d’entre eux consacreront leur énergie à superviser la traite robotisée des vaches alors que les autres pourront vaquer à leurs tâches au champ. Une économie appréciable en temps puisqu’une traite effectuée par un seul homme prend huit heures par jour à raison de deux traites quotidiennes.

Soulignant que lui et ses cousins Éric et Gabriel, qui sont dans la jeune

trentaine, prenaient la relève de leurs parents, Maxime Létourneau note que le complexe laitier robotisé permettra du coup à ce que les parents leur passent le flambeau lentement.

En parallèle à la construction du nouveau bâtiment, une fosse à fumier liquide de 16 pieds de profond et 138 pieds de diamètre a été implantée à proximité du complexe laitier robotisé pour subvenir à la production laitière.

Un bassin de 4 000 gallons réfrigéré accueille le lait qui est ramassé tous les deux jours par le camion-citerne d’Agropur qui le distribue ensuite à Québon et Natrel.

Les bâtiments actuels seront améliorés afin de servir à l’élevage des veaux, des génisses et des taures.

Les Létourneau ne se croiseront pas les bras, car la phase 2 de leur plan de développement prévoit l’ajout d’un troisième robot lorsque le quota disponible leur permettra de passer à près de 200 vaches.

Culture et acériculture

Fondée en 1920 par Joseph Létourneau, la Ferme du Mitan, c’est aussi 450 acres en culture, soit 250 en foin, 140 en maïs et le reste en céréales. On y compte aussi 100 acres de boisé servant à une érablière de 3 000 entailles.

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