Quels sont les enjeux auxquels les agriculteurs de l’île d’Orléans sont confrontés ? Comment l’industrie a-t-elle évolué ? Pour le savoir, des maires et conseillers municipaux orléanais ont pris part à la traditionnelle Tournée des élus, le 4 juin dernier.
Instaurée par l’UPA de l’Île d’Orléans en même temps que la 1re édition d’Orléans, île ouverte, en 2001, cette activité a permis aux 37 élus municipaux et directrices générales participants de visiter quatre fermes soit celles de Poulin Turcotte, à Sainte-Famille, Daniel Blais, à Saint-Jean, Jean-Julien Plante, à Saint-Laurent, et la ferme du Patelin.
« C’est intéressant. Ça nous permet de comprendre la réalité des agriculteurs afin de pouvoir les aider », a commenté le maire de Saint-Pierre, Sylvain Bergeron.
« L’agriculture évolue. C’est très gros, comme des usines », a souligné le maire de Saint-Jean, Jean Lapointe.
« Nous voulions nous rapprocher des élus. Nous ne sommes pas en guerre. On voulait juste se connaître davantage. L’activité est attendue et a lieu aux quatre ans après les élections municipales », a déclaré le président de l’UPA de l’Île d’Orléans, François Vézina.
Le premier vice-président de l’UPA du Québec, Paul Doyon, a félicité le comité organisateur pour cette journée.
« La Tournée des élus permet de partager avec les décideurs les défis que nous avons à surmonter dans l’agriculture, à l’île d’Orléans. Je pense notamment aux restrictions de charge des camions sur le pont de l’île et aux contraintes avec le ministère de la Culture et des Communications », a-t-il mentionné.
Au niveau provincial, M. Doyon a souligné que la tonne de règlements pas toujours cohérents qui s’empilent risquent de délocaliser l’agriculture et de créer une dépendance alimentaire.
Pont et approvisionnement en eau
Frédéric Blais, de la Ferme Daniel Blais, a apprécié l’exercice, mais aurait aimé que les députées de la circonscription y aient pris part.
« Nous faisons face à des enjeux majeurs et les députées n’ont pas conscience de ce que nous vivons. Je pense aux montants que nous devons compenser pour les restrictions de charge sur nos camions qui franchissent le pont. Il y a aussi l’approvisionnement en eau. Nous ne pouvons pas utiliser l’eau du fleuve à cause des moules zébrées qui endommagent nos équipements. Aucune ferme n’est équipée pour traiter ces eaux. Il y a aussi des contraintes environnementales pour creuser et agrandir les lacs », a précisé M. Blais.


