Simon Kearney : L’homme derrière le musicien

À l’abri des regards, entre son jardin et la cabane à sucre, Simon Kearney nous accueille tout souriant dans son studio à Saint-François. Je découvre l’homme qui se cache derrière le musicien, celui qui a fait de l’île d’Orléans son paradis.

Déjà enfant, il avait un faible pour le calme et la contemplation. Il évoque avec émotion ce souvenir où son père lui avait fait construire une petite cabane en bois, nichée dans un arbre chez un ami de Saint-Pierre. Il y venait souvent et chaque fois il éprouvait le même plaisir : celui de se retrouver seul dans le calme et la nature sur son île d’adoption. C’est là que son attachement pour l’île a commencé.

Depuis qu’il s’est établi à Saint-Jean, il y a huit ans, l’île l’inspire dans sa vie de tous les jours et celle d’auteur-
compositeur-interprète. C’est un artiste multidisciplinaire et aussi un homme qui aime jardiner dans cet espace qu’il nous montre avec fierté par la grande fenêtre qui met en vedette son potager sous ce jour de pluie. Faire du sirop d’érable en famille à l’érablière des Kearney l’anime tout autant à la période des sucres. C’est un homme sage, Simon, qui nous amène dans un univers où on ne l’attendait pas, entre la tradition caractérisée par son amour pour le patrimoine et la modernité. En fait, ce jeune trentenaire idéaliste passe à l’action en s’investissant dans la vie culturelle de sa communauté et auprès des artistes.

Porté par la musique folk, il puise son inspiration dans des univers aussi variés que sa personnalité, à la fois réservée et ouverte sur le monde. Il se nourrit des livres de Boris Vian, notamment de son célèbre roman L’Écume des jours, de la poésie de Richard Desjardins et de la musique envoûtante de Jean Leloup.

Comme ces grands artistes, Simon consacre sa vie à sa passion, la musique. Il est aussi à l’aise avec sa guitare, son clavier ou sa batterie dans son studio aux murs de bois qui rappelle un peu les années 1970. Et ce n’est pas étonnant puisqu’il valorise l’île et son patrimoine en la célébrant même dans ses chansons, comme celle qu’il a écrite en 2024 L’Île d’Orléans.

C’est aussi un rassembleur. On a pu le constater dans les spectacles qu’il a donnés au Micro Ouvert à l’Espace Félix-Leclerc cet hiver ou au Festival Île en Musique de Saint-Jean l’été dernier. Une expérience d’ailleurs qu’il renouvellera au mois d’août. Il souhaite de cette façon contribuer à faire rayonner l’île et l’art tout en invitant les gens, peu importe leur âge, à consommer de la culture. C’est l’un de ses plus grands rêves, nous a-t-il mentionné, lors de ce moment d’intimité avec lui !

Et nul doute qu’avec son enthousiasme et ses projets tels son balado Le mur du son lancé récemment lnk.to/le-mur-du-son, ses réalisations professionnelles auprès des artistes, et la tournée qui s’en vient au Québec en 2027 avec un groupe de musiciens, Simon Kearney parviendra à rassembler les gens autour de la chanson québécoise qu’il souhaite défendre et faire briller. Bravo Simon !

Photo : Simon Kearney posant devant son piano dans son studio. © Claude Poulin

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